L'INTÉRIEUR MENACE

AUGMENTATION DES CAS DE COVID-19

Le département d’Abdelouafi Laftit promet de sévir contre tous ceux qui ne se plieront pas aux règles de l’état d’urgence sanitaire.

De la menace à l’exécution, il n’y a qu’un pas que le ministère de l’Intérieur ne se retiendra pas de franchir à l’égard de ceux qui ne se plieront pas aux dispositions de l’état d’urgence sanitaire en cours depuis le 20 mars et que le gouvernement vient de prolonger, ce 9 juillet, pour un mois encore, ce jusqu’au 10 août. Le département de Abdelouafi Laftit en a fait le rappel dans un communiqué publié ce 13 juillet, en réaction au “manque d’application (...) observé chez certains à travers des comportements irresponsables portant atteinte aux mesures préventives et sanitaires annoncées par les autorités publiques”.

“Celles-ci ne toléreront aucune légèreté dans le respect des mesures préventives adoptées, sous peine d’appliquer les dispositions répressives à l’encontre de toute personne qui violerait les règles établies,” prévient-il. Et la ville de Tanger peut en témoigner, elle qui a vu plusieurs de ses quartiers être de nouveau confinés. C’est que le nombre de cas enregistrés depuis la levée du confinement, le 24 juin, par le gouvernement Saâd Eddine El Othmani ne cesse d’augmenter, même si le ministère de la Santé rassurait, par le biais d’un communiqué, le 27 juin et qualifiait la situation épidémiologique présente de “maîtrisée et stable”; or à l’évidence il semble que ce ne soit pas vraiment le cas.

Sont notamment en cause les nombreux foyers apparus dans le milieu industriel, comme celui, éloquent, des unités de production et d’emballage de fruits rouges de Frigodar et Nat Berry dans les provinces de Larache, Ouazzane et Kénitra.

Des indicateurs en danger
Ces unités, ainsi que les communes où elles se trouvent, avaient pour rappel fait l’objet, le 20 juin, d’un durcissement des restrictions de précaution et des mesures préventives, de même que d’autres unités de production, de service et de tourisme ont tout bonnement été fermées, comme l’a souligné le ministère de l’Intérieur dans un communiqué. A terme, c’est l’ensemble du territoire national qui pourrait encore se retrouver en mode confinement comme en a averti M. El Othmani ce 13 juillet dans une déclaration à l’agence Maghreb arabe presse (MAP).

Car il y a lieu de rappeler que le système de santé marocain, avec seulement 3.000 lits de réanimation, n’est pas en mesure de faire face à une hausse vertigineuse du nombre de cas. Ce que le ministère de l’Intérieur fera tout pour éviter.


1 commentaire

  • ben mhammed

    14 Juillet 2020

    Naturellement on veut faire porter le chapeau a la classe populaire et la présenter comme responsable de la recrudescence du nombre de cas.Bien évidement ,il y a une partie qui refuse toujours de prendre la chose au sérieux ,mais la grande partie a bien été obligée de sortir du terrier pour gagner son pain.Mais la ou le bat blesse c est quand monsieur autorité commence a menacer les gens tout en oubliant que c est son confrère des finances qui a pousse les ouvriers a rejoindre les usines au grand bonheur du Patronat.Logiquement ,il devrait demander des comptes a la CGEM qui n a pas ouvert son bec devant les agissements de ses membres.Le monsieur Autorité aurait du garantir la protection sanitaire des ouvriers dans les entreprises qui ont fait fi des recommandations sous prétexte de redémarrer une économie qui a été saignée a blanc par la pandémie .Aucune distanciation physique n a été appliquée,pas de solution hydroalcoolique et pas de prise de température. Pourquoi diable passer a la caisse lorsqu on est certain qu aucune inspection n aura pas lieu .La majorité des clusters qui se sont déclarés sont la responsabilité directe des notables locaux ou des filiales étrangères qui profitent des lois laxistes du pays .Donc s il y a quelqu’un a blâmer ce sont ces derniers ,et "d un petit combat la gloire n'est pas grande" monsieur Autorité

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