LA POLICE MAROCAINE SE RÉINVENTE

UNE INSTITUTION POLICÉE

La DGSN célèbre son 68ème anniversaire à Agadir. Une occasion pour évoquer sa modernisation, ses réalisations et sa mobilisation au service du pays et des citoyens.


Il fut un temps où le policier en uniforme avec un embonpoint qui peinait à rattraper un malfaiteur dans la rue symbolisait de façon plus au moins ironique une police toutefois crainte et redoutée. Cette époque est bel et bien révolue. La police nationale a changé de visage et d’image. Elle a le visage d’une police moderne et l’image d’une police citoyenne. Depuis quelques années, elle est devenue une institution qui inspire fierté, confiance et sûreté, vers laquelle tout citoyen peut se tourner pour obtenir de l’aide.

Le 68ème anniversaire de la création de la sûreté nationale par feu Mohammed V le 16 mai 1956 -placée depuis sous la tutelle du ministère de l’Intérieur- est l’occasion de rappeler les transformations contemporaines de cette institution composée de quatre directions dont celles de la police judiciaire et de la Sécurité publique. La modernisation a touché en premier lieu la structure, avec un organigramme nouveau et une organisation décentralisée où les responsabilités sont délimitées.

Chasse à la corruption
Cette restructuration a permis de moderniser et d’augmenter l’efficacité de la direction générale de la Sûreté nationale mais aussi de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), les deux sous la férule de Abdellatif Hammouchi, un homme intègre et dévoué, de grande valeur et doté d’une intelligence rare. Il a su assumer ses responsabilités de chef avec sérénité et efficacité. Il suffit de rappeler quelques-unes de ses décisions dès sa prise de fonction, appliquant des sanctions et des mesures disciplinaires, à la fois dures et proportionnées, à l’encontre d’éléments et de hauts gradés des différents services de police, impliqués dans des affaires de corruption ou d’abus de pouvoir. C’est dire que l’homme n’a reculé devant rien pour assainir un corps qui était entaché, faut-il l’avouer, de plusieurs dysfonctionnements.

Sa nomination en 2015 et la confiance placée en lui depuis par S.M. le Roi Mohammed VI suffisent pour juger de ses qualités intrinsèques, autant humaines que professionnelles. Abdellatif Hammouchi, a fait du ménage à l’intérieur de l’institution qu’il gère. Il continue de véhiculer un message clair et sans détours selon lequel l’appartenance au corps de la police nationale n’est pas synonyme de dépassements et d’abus de pouvoir. Ce qui est admirable dans les décisions prises par le patron de la police, c’est qu’il respecte à la lettre les procédures et les réglementations en vigueur. Il a lutté contre la corruption au sein de cette institution. En même temps, il a valorisé les éléments de police et placé haut la barre de sélectivité pour l’accès à cette profession.

N’oublions pas non plus ce geste fort symbolique, porteur de beaucoup d’humilité et d’enseignement, entrepris par le chef de la police, etc, Abdellatif Hammouchi, en recevant le 26 mai 2018, le propriétaire d’un triporteur maltraité par un officier de police deux jours auparavant, pour lui présenter des excuses au nom de l’ensemble de la DGSN et lui assurer que tous les Marocains sont égaux quels que soient leur métier ou leur condition. S’attendant à tout sauf à cela, le propriétaire du triporteur a exprimé sa grande joie d’être reçu en personne par le patron de la police. Une réception qui lui a fait oublier rapidement ses peines.



Abdellatif Hammouchi saluant la star du football Achraf Hakimi
au Grand Stade de Tanger, le 23 mars 2023.


Lutte contre la cybercriminalité
Il est certain que c’est sur le terrain que Ssi Abdellatif Hammouchi a toujours fait ses preuves. Il a restructuré de fond en comble les 6 écoles de police affiliées à l’Institut royal de police de Kénitra, de telle manière à prodiguer une formation pointue à des femmes et des hommes de police capables de faire face aux nouvelles formes émergentes de crimes et du terrorisme. Au lieu de se demander ce qu’il a fait, ne faut-il pas se demander ce que que n’a pas fait Hammouchi pour enrayer la fraude et le favoritisme dans les concours d’accès aux cycles de la police ? Le patron de la police a fait de la rigueur une institution au sein de l’institution. Il a également créé des services et des divisions chargées de la lutte contre la cybercriminalité, en les équipant d’outils technologiques de pointe.

On peut citer le service central de la lutte contre la criminalité liée aux nouvelles technologies rattaché à la Direction de la police judiciaire. Ce service, pour ne citer que lui, fait de la veille informatique 24 heures sur 24, même contre les fake news et les imposteurs sur les réseaux sociaux. En 2020, en pleine crise sanitaire, et en prévision du relâchement des citoyens réticents aux décisions de confinement, une application informatique mobile, baptisée ‘’Contrôle Covid-19’’, a été développée en interne, en seulement deux semaines, par une équipe d’ingénieurs et de techniciens de la DGSN, sous la supervision à l’époque (rencontrée en avril 2020 lors d’une interview avec Boubker Sabik, porte-parole de la DGSN et de la DGST) du commissaire divisionnaire Smail Kdidar, chef de division Etudes et Développement au sein de la direction des systèmes d’information et de la communication de la DGSN. Que cela soit dit, en passant, l’image positive de la police est aussi, en partie, l’oeuvre d’une stratégie de communication et d’ouverture sur la presse et le grand public (notamment les Journées portes ouvertes) impressionnante.

Moyens techniques avancés
Que l’on ne se méprenne pas, notre police s’est métamorphosée. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle s’est modernisée. Les compétences de la police scientifique dépassent toutes les attentes. Quand on les voit à l’oeuvre, éléments humains et moyens techniques déployés, on se croit dans une série policière américaine : analyse d’échantillons ADN, de lieux d’incendies et d’explosifs, opérations d’identification visuelle sur la base des traits de visage et des doigts...

Il a su assumer ses responsabilités de chef avec sérénité et efficacité La Direction générale de la sûreté nationale compte aussi des directions et des brigades devenues au fil des années des institutions à part entière. Il y a la redoutable Brigade nationale de la police judiciaire qui traite les malfrats, les narcotrafiquants et les auteurs des crimes financiers à l’échelle nationale. Il y a également le fameux Bureau central des investigations judiciaires BCIJ, dit FBI marocain par les citoyens lambda, pour exprimer leur fierté de ce dispositif sécuritaire, qui se nourrit d’information de la puissante Direction de surveillance du territoire pour faire déjouer les attentats terroristes sur le sol marocain et ailleurs, notamment en Europe, dans le cadre de la coopération internationale. Grâce à ce bureau central, nombre de pays européens comme le France, la Belgique et l’Allemagne, ont pu éviter des bains de sang grâce aux informations qui lui ont été fournies et qui ont permis de mettre en échec la nébuleuse terroriste.


SM le Roi Mohammed VI visitant la Direction Générale
de la Surveillance du Territoire national . Le 24 avril 2018.


Réputation mondiale
Il est devenu tellement courant et banal de voir les patrons du FBI, de la CIA américains ou encore de l’Office fédéral allemand de protection de la Constitution se déplacer au Maroc pour rencontrer Abdellatif Hammouchi. Les changements entrepris au sein de cette grande et importante institution, que S.M. le Roi Mohammed VI entoure de sa bienveillance et qu’il veille à moderniser en permanence, ont contribué à sa grande visibilité et à sa bonne réputation, aussi bien au Maroc qu’à l’étranger.

Tout compte fait, la célébration du 68e anniversaire de la Direction Générale de la Sûreté Nationale mérite toute notre attention, car cette institution s’est attachée à honorer son engagement en faveur de la protection des personnes et des biens, de la sécurité et de la stabilité de la patrie. Elle a poursuivie, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, le chantier de modernisation des prestations et des infrastructures sécuritaires et la gestion judicieuse des carrières de manière à motiver les combattants du crime sous toutes ses formes.

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