Inondations à Casablanca: Transparency Maroc entre en ligne

Transparency Maroc réclame à Abdelaziz El Omari de publier, dans les plus brefs délais, le contrat de gestion déléguée conclu avec Lydec, avec tous ses annexes et avenants, ainsi que les rapports du comité permanent chargé du suivi de la mise en oeuvre du contrat de gestion déléguée.

Suite aux dernières inondations de Casablanca, l’Association marocaine de lutte contre la corruption a adressé le 19 janvier 2021, une lettre, dont Maroc Hebdo détient copie, à Abdelaziz El Omari, président du Conseil de la commune urbaine de Casablanca, où elle le somme de publier «dans les plus brefs délais», plusieurs documents relatifs au contrat de gestion déléguée avec Lydec.

Il s’agit du contrat de gestion déléguée conclu avec Lydec, avec toutes ses annexes et avenants, les programmes d’investissement de la société Lydec au cours des dix dernières années, ainsi que les rapports préparés au cours des dix dernières années par le comité permanent chargé du suivi de la mise en oeuvre du contrat de gestion déléguée et la commission de suivi de la gestion déléguée.

Pour l’Association, reconnue d’utilité publique, ces documents doivent être rendus publics sur le site internet de la commune de Casablanca. Et ce en application de l’article 27 de la Constitution marocaine, qui stipule que «Les citoyennes et les citoyens ont le droit d’accéder à l’information détenue par l’administration publique, les institutions élues et les organismes investis d’une mission de service public». En plus de la loi n° 31-13 relative au droit d’accès à l’information et la loi n° 54-05 relative à la gestion déléguée des services publics. Pour Transparency Maroc, la publication des documents demandés permettra à l’opinion publique de se faire une idée plus précise sur les responsabilités de chaque partie dans cette affaire.

Déterminer les responsabilités
Cette demande de Transparency Maroc intervient, en effet, suite au débat national qui a suivi les inondations de Casablanca et où la commune a rejeté l’entière responsabilité sur le gestionnaire délégué, Lydec. L’entreprise s’est défendue, de son côté, en précisant qu’elle a respecté ses engagements contractuels, notamment ceux relatifs aux investissements, et le programme de curage. Selon elle, si certains investissements bloquent toujours, c’est que la commune tarde encore à respecter ses engagements en mobilisant sa part du budget d’investissement.

«Tout au long de l’année, Lydec veille au bon fonctionnement de plus de 6.800 km de réseaux d’assainissement liquide, de plus de 150 stations de pompage et de 130 bassins de rétention des eaux pluviales. Le délégataire mène plusieurs actions préventives pour entretenir les ouvrages et renforcer la capacité de transfert du système de collecte des eaux usées et pluviales», avait précisé, le 7 janvier 2021, le délégataire.

Depuis son démarrage en 1997, Lydec a investi près de 26 milliards de dirhams, dont environ 45% dédiés à l’assainissement liquide, qui ont permis de résorber de nombreux points d’inondations, souligne le délégataire. «Les engagements d’investissements contractuels de Lydec ont été respectés et se poursuivront dans les années à venir selon les modalités du contrat de gestion déléguée et dans le respect du schéma directeur de l’assainissement liquide», a déclaré Lydec.


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