Webinaire: L'avenir industriel du Maroc débattu par les britanniques

Intervenant lors d’un webinaire organisé par la Chambre de commerce britannique pour le Maroc (BritCham), le directeur général de Sound Energy, Mohammed Seghiri, a relevé que le Maroc est un pays qui dispose d’“une administration organisée, compétente et qui connaît les règles de gouvernance”.

Le Maroc est doté d’une plateforme industrielle offrant des atouts «forts et indéniables» aussi bien pour les investisseurs marocains qu’étrangers, a indiqué, jeudi 13 janvier 2021, le vice-président général de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Mehdi Tazi. Intervenant lors d’un webinaire organisé par la Chambre de commerce britannique pour le Maroc (BritCham) sous le thème «2022 – Année de réelle reprise économique? », M. Tazi a précisé que la plateforme industrielle du Maroc dispose d’un ensemble d’atouts, à savoir la stabilité (politique, économique et monétaire), les infrastructures, la qualité des ressources humaines ainsi que la proximité géographique avec l’Europe.

Dans le même sillage, le directeur général de Sound Energy, Mohammed Seghiri, interrogé sur les facteurs derrière l’installation de la société britannique Sound Energy au Maroc, a relevé que le Maroc est un pays qui a «une administration organisée, compétente et qui connaît les règles de gouvernance». M. Seghiri a également mis en exergue la stabilité dont jouit le Royaume sur le plan institutionnel et social. «Le Maroc est sûr sur le plan sécuritaire et juridique ainsi que sur le plan financier avec une monnaie stable et un système bancaire parmi les meilleurs en Afrique», a-t-il soutenu. Par ailleurs, le directeur Corporate pour la région Sud et Est de la Méditerranée (SEMED) à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Adil Chikhi, a souligné pour sa part, que l’Etat marocain et les opérateurs doivent saisir l’occasion que présente le post-Covid-19 pour aboutir à «une meilleure souveraineté industrielle», en produisant davantage pour le marché marocain et pour le marché à l’export.

Des opportunités à saisir
«Le post-Covid-19 a permis des réflexions très approfondies sur la diversification de la résilience des chaînes de valeurs, sur les réseaux d’approvisionnement ainsi que sur une volonté internationale de dépendre moins de la Chine», a-t-il fait remarquer. «C’est là où le Maroc, à travers sa position géographique, doit se positionner très rapidement et saisir les opportunités qui s’ouvrent par les marchés, notamment au Royaume-Uni, en Europe de l’Est et en Afrique», a-t-il précisé. Du côté britannique, le directeur Maroc au Département du commerce international, Chris Woodward, a fait savoir qu’au début de la pandémie, «nous avons vu les défis auxquels les chaînes d’approvisionnement mondiales étaient confrontées et la réaction de nombreux pays pour les protéger».

Ainsi, l’une des priorités, a soutenu M. Woodward, est de «poursuivre le dialogue entre les partenaires bilatéraux et internationaux» à la lumière de la pandémie, en identifiant les bénéfices du commerce en tant que «stimulateur de la croissance économique». Créée en 1923, la Chambre de commerce britannique pour le Maroc est une association de droit marocain à but non lucratif regroupant des entreprises adhérentes opérant dans tous les secteurs d’activités.