Ignacio Cembrero: Un journaliste sans scrupule

Si vous avez besoin de quelqu’un pour écrire une histoire montée de toutes pièces, pour défendre une fausse cause ou une cause qui n’est pas la sienne, il faut penser à un journaliste freelance, à une plume à louer, un nègre comme Ignacio Cembrero, le journaliste espagnol qui pleure ses années de gloire quand il couvrait, à partir du Maroc, le Maghreb pour le journal El País, puis pour le quotidien concurrent El Mundo.

Aujourd’hui simple collaborateur dans un petit journal en ligne, en l’occurrence El Confidencial, M. Cembrero tente vainement et désespérément de renouer avec les articles tendancieux contre le Maroc qui faisaient sa fausse renommée. Il est certes un confrère, bon gré mal gré, mais un confrère d’un autre genre. Il est vrai aussi qu’il est en fin d’une carrière aux débuts pompeux. C’est ce qui explique qu’il est aigri et qu’il n’hésite pas à se faire une nouvelle virginité en négociant fort le prix de ce qui reste de sa crédibilité déjà usée.

Mais qui peut payer par les temps qui courent en dehors des services algériens, qui n’ont pas sué pour s’emparer des pétrodollars? Celui qu’on présente comme «spécialiste du Maghreb» a accordé une interview au média algérien TSA, qui vit des offrandes des généraux séniles de la junte militaire, durant la même semaine où il a donné un entretien à Maroc Hebdo (numéro du 18 juin 2021). Les propos ont été contradictoires pour parler du même sujet: la crise maroco-espagnole.

Chez TSA, il tient un discours fallacieux et incendiaire à l’encontre du Royaume en adoptant la consigne d’épargner le peuple marocain tout en s’attaquant à la monarchie et au système, au «Makhzen»… Bref, en usant de tous ces mots désuets qui n’impressionnent que ceux qui paient pour qu’ils soient utilisés. A Maroc Hebdo, c’est un autre Cembrero qui analyse les faits avec une objectivité mitigée, se prêtant même au jeu de la critique à l’égard des responsables espagnols et de l’affaire de Brahim Ghali, chef du Polisario.

Le double discours reflète le double visage. Changer son fusil d’épaule n’est pas un exercice de dur labeur pour M. Cembrero. C’est plutôt une gymnastique intellectuelle ou un fonds de commerce qui en constitue un signe distinctif. M. Cembrero est connu pour son animosité, voire sa haine à l’égard du Maroc et des Marocains. Il a l’habitude de mentir sans vergogne. Le journaliste professionnel qu’il est censé être a donné dans son interview à TSA la preuve de son parti-pris (renouvelé) pour l’Algérie et le Polisario et les services espagnols en prophétisant: «Le tribunal (de justice européen de Luxembourg) peut invalider les accords d’association et de pêche entre l’Union européenne et le Maroc à cause, justement, du Sahara occidental, parce que ces accords ont été signés sans consulter la population sahraouie.

C’est en tout cas la thèse que soutiennent les avocats du Polisario et c’est peut-être la thèse que va faire sienne le tribunal. Dans ce cas, il invalidera les accords et le Maroc se fâchera beaucoup avec l’Union européenne parce qu’il se sentira en quelque sorte désavoué». Ces propos trahissent le journaliste et le discréditent. Même aux yeux de ceux qui continuent à prêter l’oreille à ses idioties