Un hommage posthume à Noureddine Saïl

FESTIVAL INTERNATIONAL DU CINÉMA AFRICAIN DE KHOURIBGA

Six prix seront décernés dans la compétition officielle, notamment le Grand Prix Ousmane Sembène et le Prix du jury, baptisé Noureddine Saïl. Une dizaine de films seront projetés.

Après trois années d’absence, le Festival international du cinéma africain de Khouribga (FICAK) est de retour. La 22ème édition de cette grand-messe culturelle se déroulera du 28 mai au 4 juin 2022 avec au menu, un programme alléchant. Treize longs-métrages seront en ligne en compétition officielle dans la catégorie «Fiction » et sept films concourront dans la catégorie «Films documentaires». Une première pour les productions documentaires depuis le lancement de ce festival en 1977.

Six prix seront décernés dans la compétition officielle. Il s’agit du Grand prix du festival baptisé au nom de l’écrivain, et grand réalisateur et scénariste sénégalais Ousmane Sembène, le Prix du jury Noureddine Saïl, et le Prix de la réalisation au nom du cinéaste burkinabé Idrissa Ouedraogo, le Prix du scénario Samir Farid, journaliste et critique de cinéma égyptien, le Prix du meilleur rôle féminin et le Prix du meilleur rôle masculin.

Les cinéastes devront rivaliser d’ingéniosité pour séduire les membres du jury, parce que les récompenses en valent bien la peine. Une enveloppe totale de 330.000 dirhams sera remise aux lauréats des six prix de la catégorie Fiction, et un montant global de 70.000 dirhams aux deux vainqueurs de la section documentaire. Le Prix Don Quichotte sera remis par un jury composé des cinéclubs du Maroc à travers la Fédération éponyme. Les organisateurs annoncent également le lancement du Prix de la critique, une distinction qui sera décernée par la Fédération africaine de la critique cinématographique (FACC), et qui récompensera le meilleur film critique de cette édition.

Le Burkina à l’honneur
Pour cette présente édition, le Festival a décidé de rendre hommage au Burkina Faso, grand pays de cinéma. Cinq films de cinéastes burkinabés seront projetés pour permettre au public de découvrir la richesse de ces productions. Des hommages posthumes seront aussi rendus à de grandes figures du septième art du continent en l’occurrence Noureddine Saïl, ancien président de la Fondation du festival et initiateur de cet évènement, Soma Ardiouma, délégué général du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), et le comédien et réalisateur marocain Mohamed Choubi. Outre la dimension culturelle, ce rendez-vous sera aussi marqué par l’organisation de deux colloques sur la problématique de la production cinématographique en Afrique et sur le cinéma et l’intégration des migrants africains.

Des débats autour des films projetés, ateliers sur l’écriture de scénario, l’interprétation, l’analyse filmique, le montage numérique et l’image, ainsi que des cérémonies de signature d’ouvrages cinématographiques seront aussi au programme. Le Festival s’ouvrira aussi au grand public, qui pourra apprécier les cinq films marocains qui seront projetés dans plusieurs centres culturels de Khouribga dans la catégorie Panorama.

Pour rappel, le réalisateur kenyan Lilarion Wainaina avait remporté le Grand Prix Ousmane Sembène lors de le 21e édition en 2018 pour son film «Supa Modo», tandis que celui du Meilleur scénario fut décerné au film franco-belge «La Miséricorde de la jungle» du scénariste, réalisateur et producteur rwandais Joel Karekezi.

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