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"Heureux" de rentrer au Maroc, Brahim Saadoun "veut attirer l'attention sur la situation difficile en Ukraine"

(Photo AFP)

Brahim Saadoun est arrivé au Maroc, ce samedi 24 septembre soir, en provenance d’Arabie Saoudite, trois jours après sa libération par la Russie grâce à une médiation saoudienne. 

Le jeune étudiant de 21 ans est apparu souriant et en bon état de santé, a eu le droit à un accueil chaleureux de la part des ses parents qui se sont précipités sur lui pour l’enlacer, sous les flashs des caméras de téléphones des curieux venus à l’aéroport Mohammed V pour assister à l’événement tant attendu. 

D’après nos confrères d’Al Yaoum24, les autorités auraient essayé d’”empêcher” tout contact de Brahim Saadoun avec les médias, en le faisant sortir par une porte arrière de l’aéroport. 

“Je suis heureux de rentrer à la maison après être passé par des moments très difficiles", a déclaré l’étudiant dans une interview à l'AFP, au domicile de ses parents dans un quartier populaire de Casablanca. 

"Je veux attirer l'attention sur la situation difficile en Ukraine et la lutte de son peuple en cette période douloureuse", a-t-il plaidé, tout en remerciant l'Arabie saoudite, le gouvernement turc ainsi que le peuple marocain "qui s'est solidarisé avec nous".

Evoquant "un sentiment de joie indescriptible", le père de Brahim Saadoun a également salué le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane pour son rôle dans la libération de son fils. Brahim "a souffert de l'emprisonnement mais il va se rétablir et se remettre à ses études", a-t-il expliqué à l'AFP.

Né à Meknès en 2001, Brahim Saâdoun, fils d’un gendarme retraité, est parti en Ukraine en 2019 pour étudier à l’université d’aéronautique et de sciences aérospatiales de Kiev. À l’été 2020, il intègre la marine ukrainienne et obtient la nationalité de son pays d’accueil.

 Moins d’un an plus tard, alors que les forces russes lancent, le 24 février, leur attaque sur l’Ukraine, Brahim Saâdoun est envoyé au front pour “combattre”, selon les séparatistes soutenus par Moscou. Le jeune étudiant finit par se faire arrêter, le 12 mars à Marioupol, dans la région de Donetsk, par les combattants séparatistes pro-russes, alors qu’il portait l’uniforme de l’armée de Kiev. Il sera par la suite condamné à mort pour mercenariat, le 9 juin, déclenchant une immense vague de réactions au Maroc mais aussi à l’international. 

Le jeune a été finalement libéré le mercredi 21 septembre, après une médiation menée par l’Arabie Saoudite et qui a permis la libération par la Russie de 10 “combattants” dont Brahim Saadoun, dans le cadre d’un échange de prisonniers entre Moscou et Kiev.

Avec AFP

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