Harcèlement sexuel à l’ENCG Oujda : Le ministère dépêche une commission d’enquête

L’affaire de harcèlement sexuel  sur des étudiantes au sein de l’École nationale de commerce et de gestion d’Oujda (ENCG-O) continue de prendre de l’ampleur. Le ministère de l’Enseignement supérieur aurait décidé, mercredi 29 décembre, de dépêcher une commission spéciale à l’Université Mohammed Ier d’Oujda, pour enquêter sur les allégations selon lesquelles un enseignant de l’ENCG-O aurait demandé des faveurs sexuelles à ses étudiantes. 

L’affaire a éclaté cette semaine, suite à la publication d’une lettre anonyme d’une étudiante accusant l’enseignant en question de harcèlement sexuel. Des captures d’écran d’une conversation sur l’application Messenger montrerait les “avances” sexuelles très explicites de l’enseignant en question, qui aurait demandé “une fellation contre validation” du semestre à une étudiante, et aurait exprimé son désir de “mordre” et “dévorer” et une autre étudiante avec laquelle il échangeait aussi.  

La présidence de l’Université Mohammed Ier, à laquelle est rattaché l’ENCG-O, avait affirmé hier mardi, avoir pris connaissance de ces rumeurs, et a dénnoncé tout fait avéréré portant atteinte à la dignité des étudiantes. L’université a dans ce sens annoncé la création d’un comité d’écoute formé d'enseignantes spécialisées et d’une médecin psychiatre, tout en garantissant son assistance et son accompagnement juridique en cas de besoin. Une ligne téléphonique verte a également été mise en place pour communiquer et signaler des cas similaires, en plus d’une adresse mail pour recevoir les plaintes des étudiantes. De leur côté, les étudiants de l’ENCG-O ont manifesté hier mardi pour dénoncer les ces “actes de harcèlement sexuel”, alors que leurs représentants ont demandé l’ouverture d’une enquête. 

Cette affaire intervient alors que le scandale “sexe contre bonnes notes” à la faculté de droit de Settat déchaine les passions. Ces deux événements successifs auraient même poussé le département de tutelle à mettre en place une commission permanente pour surveiller et enquêter sur toute éventuelles affaires similaires dans les universités marocaines. 

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