Harcèlement à l'ENCG oujda : Le parquet ouvre une enquête

Après les sanctions disciplinaires du ministère de l’Enseignement supérieur, la justice se mêle aussi désormais à l’affaire de “harcèlement et de chantage sexuels” sur des étudiantes à l’École nationale de commerce et de gestion d’Oujda (ENCG-O). Le procureur du roi près la Cour d’appel d’Oujda a ordonné, mardi 4 janvier 2022, de convoquer l’enseignant soupçonné de “chantage sexuel” sur ses étudiantes au sein de l’établissement en question.

L’enquête judiciaire en cours vise également à identifier la présumée victime qui a été derrière le déclenchement de l’affaire après qu’elle ait publié, la semaine dernière, une lettre anonyme accusant l’enseignant en question de l’avoir harcelée sexuellement. Une initiative qui a poussé d’autres étudiantes à lui emboîter le pas, en partageant sur les réseaux sociaux des captures d’écran de conversations dans lesquelles le même enseignant leur aurait demandé des “faveurs sexuelles” contre des bonnes notes.

Depuis, l’affaire ne cesse de prendre de l’ampleur. Moins de 48 heures après les révélations, une commission spéciale dépêchée sur place par le ministère de tutelle pour enquêter sur ces allégations, a décidé de suspendre l’enseignant en question. D’autres responsables de l’ENCG-O ont été démis de leurs fonctions, notamment la vice-directrice et le secrétaire général.

L.K