Halte à la violence contre les enfants

Actes de violence parentale à l’égard des enfants

La loi sur les actes de violence à l’égard des enfants prévoit jusqu’à 10 ans de prison pour les ascendants.

Sur les réseaux sociaux, une vidéo au contenu insoutenable a choqué la toile, le mercredi 25 novembre 2020. Elle dévoile les actes de violence subis par la petite Malak à Larache, dont l’auteur n’est autre que sa mère.

Bien que choquant, cet acte, dont les tenants et aboutissants a fait le tour de la toile, ne constitue pas un cas isolé. Les violences à l’égard des enfants ont même augmenté durant le confinement. Il s’agit de violences domestiques dont les auteurs sont des membres de la famille de la victime, généralement la mère ou le père. Ce qui est inacceptable.

Or, ce que les parents ignorent souvent c’est que les auteurs de ces actes sont punis par la loi (article 408 du code pénal). Les coups et et blessures volontairement portés à un enfant âgé de moins de quinze ans ainsi que de “toutes autres violences ou voies de fait à l’exclusion des violences légers” sont punis de l’emprisonnement allant d’un an à trois ans. Cette peine peut être portée à un emprisonnement de deux ans à cinq ans “lorsque le coupable est un ascendant ou toute autre personne ayant une autorité sur l’enfant ou ayant sa garde”, conformément à l’article 411 du code pénal. Circonstances aggravantes, prévues à l’article 409 , en plus.

Traitement inhumain
Or, ce que ces parents ou ascendants ignorent c’est qu’au Maroc, la loi protège l’enfant contre tout mauvais traitement, allant du mauvais exemple que les parents ou tuteurs peuvent lui donner jusqu’à la protection contre toute agression. En somme, tout ce qui peut nuire à son éducation, son intégrité physique, etc. De plus, le Royaume a ratifié en 1993 la convention internationale des droits de l’enfant.

Convention qui contient une disposition spécifique en relation avec la torture et les mauvais traitements infligés aux enfants. L’article 37 de cette convention fait, ainsi, obligation aux Etats parties de veiller à ce que nul enfant ne soit soumis à la torture ni aux peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Cependant, malgré ces dispositions visant la protection des enfants, ces derniers sont toujours victimes des actes de violences en tous genres, y compris ceux infligés par les parents. Un scandale qui n’a que trop duré et auquel il faut mettre fin.


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