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Les hallucinations des généraux d'Alger deviennent inquiétantes

La revue de l'armée Algérienne s'acharne sur le Maroc

La revue de l’armée a consacré une majorité de ses colonnes au Royaume, décrit comme un ennemi qui veut du mal à une Algérie qui existerait «avant l’ère chrétienne». Le délire n’a pas de frontières.

Heureusement que le ridicule ne tue pas! Mais, cette fois-ci, les généraux, vieux et séniles, de la junte militaire sont allés trop loin dans l’expression de leur haine contre le Maroc dans le dessein de détourner l’attention de la contestation populaire en interne. Dans le dernier numéro (juillet 2021) de la revue mensuelle de l’armée algérienne, El Djeïch, leurs velléités délétères ont dépassé les limites. D’abord, le Royaume est une fois de plus présenté comme un ennemi qui s’érige en principal obstacle au slogan mort-né de la «l’Algérie nouvelle», que le mouvement de contestation populaire le Hirak, a massivement rejeté.

Selon El Djeïch, le «climat de sécurité et de stabilité ainsi que l’adhésion du peuple au projet d’édification de la nouvelle Algérie n’est pas du goût de certains agitateurs et revanchards, qui se sont alors attaqués à toutes les réalisations qui ont été faites à ce jour, comme l’a souligné Monsieur le président de la République, chef suprême des forces armées, ministre de la Défense nationale, Abdelmadjid Tebboune, dans son discours à la Nation, à l’occasion du 59e anniversaire de l’Indépendance et de la fête de la Jeunesse».

Ces agitateurs sont qualifiés de «prêtres de chapelle au service d’agendas étrangers qui s’activent contre l’Algérie et son peuple». Le seul pays nommé est sans surprise le Maroc. Et pour remonter dans l’histoire la prétendue inimitié du Maroc vis-à-vis de l’Algérie, les rédacteurs de la revue citent sans sourciller l’époque romaine, quand le Maroc avait assassiné le prétendu Algérien Jugurtha plus d’un siècle avant l’ère chrétienne.

«Un Etat voisin qui voue une haine ancestrale et un ressentiment non dissimulés envers notre pays. Qui a trahi le héros numide Jughurta en 104 av. J.-C. et l’a remis à Rome où il sera tué? N’était-ce pas Bocchus, roi de la Maurétanie césarienne, le Maroc d’aujourd’hui?», lit-on. L’Algérie existerait donc avant l’ère chrétienne. Tant pis pour tous les historiens qui rappellent que la France a baptisé «Algérie» le territoire qu’elle a conquis en 1839.

Délimitation des frontières
Face à ce rappel «historique» insignifiant, l’on est en droit de se demander à quoi riment ces attaques répétées, devenues même une tradition bien établie, auxquelles se livrent les généraux de l’armée algérienne à travers les colonnes de leur porte-voix, et qui ciblent toujours le Maroc comme étant à l’origine de tous les maux de leur pays, en le présentant à chaque fois comme leur ennemi principal?

Cette fois-ci, la revue El Djeïch est allée très loin en parlant, même si c’est au conditionnel passé, d’une intervention militaire algérienne au Maroc. «Notre armée aurait pu, par deux fois, intervenir au Maroc, au moins pour soutenir les militaires qui ont failli balayer la couronne marocaine et renverser leur roi lors des tentatives de coups d’Etat de Skhirat, en 1971, et celui du général Oufkir, une année plus tard», y lit-on.

Et on n’a pas encore fini de s’amuser avec la revue El Djeïch. Evoquant le «climat de tension entre Rabat et Madrid», la revue militaire algérienne lève le voile sur une alliance avec l’Espagne, la qualifiant de «partenaire efficace de l’Algérie dans le processus de résolution de la question sahraouie». Et, à la fin, El Djeïch annonce que l’Algérie et le Polisario ont procédé à la délimitation des «frontières communes entre les deux pays».

Du délire, peut-être mais c’est certainement pire. Les généraux algériens veulent «cacher le soleil avec un tamis». Ils cherchent exporter leurs crises internes et l’instabilité politique et sociale du pays vers le Maroc. Mais leur énième tentative est vouée à l’échec.

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