Hajar Bouali, deuxième marocaine à recevoir le prix Diana

Le travail associatif chevillé au corps

Étudiante en Pharmacie, Hajar Bouali a reçu le prix Diana Awards. Il s’agit de la plus haute distinction qu’un jeune de 9 à 25 ans puisse obtenir pour son action sociale et ses efforts humanitaires.

«Allier études et travail social et humanitaire n’est point facile, mais pour réussir il faut avoir une vision sur le long terme. Tout est question de Time management et de priorités», nous annonce avec confiance Hajar Bouali, l’étudiante en 4e année Pharmacie à Casablanca qui a pu décrocher, le 3 juillet 2022, le prix Diana Awards, la plus haute distinction qu’un jeune de 9 à 25 ans puisse obtenir pour son action sociale et ses efforts humanitaires.

Hajar Bouali est jusqu’à présent la deuxième femme à remporter ce prix dans toute la région du Maghreb. Créé à la mémoire de Diana, défunte princesse de Galles, le prix est décerné par l’association caritative du même nom et bénéficie du soutien de ses deux fils, le duc de Cambridge, le prince Williams, et le duc de Sussex, le prince Harry. «Ç’est un plaisir de recevoir un tel prix. L’annonce a été faite le 1er juillet, qui marque l’anniversaire de la Princesse Diana, lors d’une cérémonie virtuelle en raison du Covid. Mais normalement on était supposés partir à Londres et recevoir le prix des mains des princes Harry et Williams», nous annonce Hajar.

Avec un grand sourire et des yeux qui luisent d’espoir, Hajar nous annonce qu’elle a commencé le travail associatif dès l’âge de 13 ans. «Depuis toujours j’ai compris qu’il faut faire des sacrifices, de temps et d’efforts pour aider les autres qui sont dans le besoin. Ces efforts m’ont permis à moi également d’être plus épanouie». Si elle devait s’arrêter durant les deux ans de baccalauréat, l’implication de Hajar avec la «Fédération internationale des Étudiants en Pharmacie» (IPSF) a commencé durant sa première année à la faculté de médecine.

En tant que présidente de la région méditerranéenne, Hajar utilise son influence pour créer des opportunités pour les autres, comme par le biais du programme «Skill-Up» et de la simulation de l’OMS où les étudiants en pharmacie à l’international sont réunis, initiés aux compétences non techniques et ont l’espace pour les pratiquer sur le terrain, nous dit la jeune étudiante.

Des efforts et des sacrifices
Le travail acharné de Hajar Bouali ne s’arrête pas là. Elle a également fondé le club «The Great Debaters FMPC» aidant ainsi plus de 250 étudiants en médecine et pharmacie à se sentir plus autonomes et confiants pour prendre la parole lors de réunions, congrès et conférences scientifiques de haut niveau.

Elle a aussi accompli plus de 50 heures de formation de centaines de personnes âgées de 13 à 30 ans, a dirigé plusieurs campagnes de promotion de la santé publique, a présidé de la délégation «IPSF» dans la «68ème WHO EMRO RC», le «WHO EB 151», et a participé récemment à la «75ème World Health Assembly » à Genève. «Les jeunes jouent un rôle essentiel dans l’action humanitaire et le développement dans le monde entier.

D’ailleurs, en faisant du volontariat ça nous aide également à améliorer nos compétences, à apprendre de nouvelles valeurs, à créer un réseau et à nous affirmer sur la scène professionnelle», nous annonce Hajar en appelant les jeunes «à être plus actifs, à faire mieux et aller plus loin pour aider les autres mais aussi pour créer une réputation qui t’aidera par la suite à te démarquer sur le marché professionnel».