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Soi-disant guerre au Sahara Marocain: l'ONU pas au courant

Près de trois mois que la machine médiatique algérienne assure l’existence d’une guerre dans les provinces sahariennes, mais les instances onusiennes n’en savent rien. Alger vivrait-elle, en fait, dans un monde parallèle?

C’est un cinglant démenti que l’Organisation des Nations unies (ONU) vient d’apporter à la machine médiatique algérienne, qui depuis près de trois mois répand le bruit de l’existence d’une soi-disant guerre au Sahara marocain entre les Forces armées royales (FAR) et le mouvement séparatiste du Front Polisario.

Laconique, le porte-parole du secrétaire général de l’organisation, Stéphane Dujarric, a déclaré, au cours d’un point presse tenu ce 26 février 2021, que les services onusiens n’avaient “reçu aucune information indiquant que la situation à Guerguerat a changé de quelque manière que ce soit”, suite à une question rappelant que “le Polisario a dit [n’être] plus lié par l’accord de cessez-lefeu signé (...) en 1991”.

Car suite à l’intervention, le 13 novembre 2020, dans la zone tampon de Guerguerat, à la frontière entre le Maroc et la Mauritanie, des FAR pour en déloger les milices polisariennes qui y bloquaient depuis plus de trois semaines la circulation des biens et des personnes, le secrétaire général du Polisario, Brahim Ghali, avait effectivement annoncé, le 14 novembre 2020, la fin de l’engagement au cessez-le-feu.

Et c’est à ce titre que le Polisario affirme depuis lors mener une soi-disant “guerre de libération” contre le Maroc, allant jusqu’à avancer, le 9 mars 2021, la mort de trois éléments des FAR. Sauf que dans les faits, il n’en est absolument rien, en dehors des communiqués produits par le secrétariat général du Polisario et scrupuleusement relayés au quotidien par l’agence de presse officielle algérienne de l’Algérie presse service (APS). Différentes sources assurent que si des éléments des FAR avaient été vraiment tués, le commandement de ces dernières l’aurait de toute façon rendu public, étant donné que c’eût été un honneur pour n’importe quel soldat marocain de rendre l’âme en défendant la patrie et qu’il n’y a, de fait, pas à rougir à ce propos.

Bien évidemment, le propos de M. Dujarric ne devrait pas refroidir la junte algérienne qui, au cours des derniers mois, a mobilisé une bonne partie des médias de la voisine de l’Est pour s’attaquer au Maroc mais aussi à ses institutions, comme le fit la chaîne Echorouk TV le 12 février 2021 en tentant de se moquer, de façon bien pitoyable finalement, de la figure du roi Mohammed VI.

Le porte-parole du gouvernement algérien, Ammar Belhimer, avait d’ailleurs lui-même reconnu l’existence, dans une interview publiée le 8 février 2021 dans le quotidien El Massa, d’une campagne à charge contre le Royaume (lire n° 1382, du 19 au 25 février 2021). Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a, en outre, accordé, le 25 février 2021, une audience à M. Ghali, quelques jours après avoir qualifié, dans un discours télévisé, la question du Sahara marocain de “question de décolonisation”. Non partie prenante, dites-vous?.