La guerre secrète d'Alger et de Pretoria contre l'intégrité territoriale du Maroc

EN TEMPS DE CORONAVIRUS

Le Maroc est en guerre. Pas seulement contre le Covid-19. Mais aussi sur un autre front qu’ont ouvert les ennemis de notre intégrité territoriale. En proie à des contestations internes et éprouvant des difficultés à contenir la propagation du virus, l’Algérie et l’Afrique du Sud s’agitent pour détourner l’attention loin de “leur cuisine interne”.

Au moment où de par le monde les manoeuvres et les escarmouches diplomatiques et politiques ont été mises en veilleuse par nombre de pays pour faire face au plus grand ennemi commun qui menace l’humanité et détruit les économies, seules l’Algérie et l’Afrique du Sud s’agitent et tentent, vainement, de brouiller l’opinion publique sur la question de l’intégrité territoriale du Maroc. Une guerre secrète est menée depuis quelques jours alors que les pouvoirs en place dans ces deux pays peinent à maîtriser la propagation du coronavirus et font face à des grognes populaires en interne. D’abord, le voisin de l’est. Si le coronavirus a signé l’arrêt momentané des manifestations hebdomadaires du Hirak, les contestations en Algérie ont emprunté une autre voie plus impactante: les réseaux sociaux. Elles appellent le président, Abdelmajid Tebboune, et ses «acolytes» à quitter définitivement le pouvoir. Sur un autre front, Tebboune fait encore face à un affront causé par l’acquittement de son fils Khalid dans une sale affaire de corruption alors que des hauts gradés de la police et des hauts responsables ont été mis derrière les verrous.

Affabulations algériennes
Ne pouvant freiner l’élan de cette contestation qui s’étale comme une traînée de poudre, Tebboune s’agite par le biais de sa presse officielle et officieuse au sujet de l’ouverture des Consulats généraux dans le Sahara marocain pour détourner l’attention de sa «cuisine interne». Il ne s’est pas contenté de médiatiser ses prétentions maladives en menant une campagne de désinformation, mais il a saisi l’ONU à ce propos par le canal de ses «sympathisants». L’Algérie a été d’ailleurs le seul parmi les 193 Etats que compte l’ONU à avoir réagi à l’ouverture du Consulat général de l’Union des Comores à Laâyoune, se fendant instinctivement d’un communiqué agressif, et à l’ouverture du Consulat général de Côte d’Ivoire dans la même ville, allant jusqu’au rappel de son Ambassadeur à Abidjan. Suite à cela, le Conseil de Sécurité a reçu, jeudi 9 avril 2020, un briefing par le Secrétariat des Nations Unies sur la question du Sahara marocain, tel que prévu par la résolution 2494, adoptée le 30 octobre 2019. Et il a ignoré les agitations algériennes sur l’ouverture des Consulats généraux dans le Sahara marocain, considérant ainsi qu’il s’agit d’actes de souveraineté conformes au droit international et relevant strictement du cadre des relations bilatérales entre le Maroc et ses partenaires africains.

La grande déception
En plus des dix pays d’Afrique qui ont ouvert des Consulats généraux dans les provinces du Sud, des pays d’autres régions du monde ont annoncé leur intention d’ouvrir prochainement des postes consulaires dans la région, indifférents aux gesticulations de l’Algérie. L’acharnement algérien prouve, si besoin est de le rappeler ou de le confirmer, que l’Algérie est la principale partie au différend régional fomenté autour du dossier du Sahara marocain.

Quant au compère diplomatique fidèle de l’Algérie, en l’occurrence l’Afrique du Sud, toute occasion est bonne pour accabler le Maroc. Un pays qui, à l’instar de son «allié», éprouve des difficultés énormes en interne. Outre des manifestations populaires face auxquelles il y a un usage excessif de la force par la police ou l’armée, l’Afrique du Sud ne serait pas en mesure d’empêcher une propagation exponentielle du coronavirus (covid-19) durant les prochaines semaines, d’après la déclaration du président du groupe consultatif sur le Covid-19 au sein du ministère sud-africain de la Santé, Salim Abdool Karim. Mais cela n’empêche pas Pretoria de rejeter, une fois de plus, l’appel d’Alger pour jouer son rôle dans une piètre mise en scène d’une médiocre pièce de théâtre diplomatique. Les allégations et les affabulations contenues dans un communiqué du ministère sud-africain des Relations internationales et de la Coopération (DIRCO) au sujet de l’intégrité territoriale du Maroc sont hallucinantes. Mais, à leur grande déception, l’opinion publique internationale n’est pas dupe.

La réponse de l’ambassade du Royaume à Pretoria est un cas d’école. Se basant sur des faits juridiques, politiques et historiques irréfutables, la chancellerie a déconstruit, dans un communiqué destiné aux médias, point par point les affabulations contenues dans le communiqué du DIRCO et a souligné «le caractère déplacé, erroné et fallacieux de l’argumentaire sud-africain » qualifiant le Sahara marocain de dernière colonie en Afrique.

Pour Youssef Amrani, ambassadeur du Maroc en Afrique du Sud, il s’agit d’une allégation qui s’inscrit complètement en porte à faux avec la réalité sur le terrain telle qu’elle est établie, à travers les années, par l’Onu, qui gère d’une manière exclusive le dossier du conflit régional créé de toutes pièces autour de l’intégrité territoriale du Maroc.

Sur le plan juridique, l’ambassade rappelle que près de 70 résolutions du Conseil de Sécurité et pas moins de 120 rapports des différents Secrétaires Généraux de l’Onu sur la question ne comportent aucune référence au Sahara marocain en tant que «territoire occupé» ou au Maroc en tant que «force d’occupation». Et l’ambassade de souligner que les provinces du Sud ont toujours été une partie intégrante du territoire marocain bien avant l’ère coloniale. De nombreux traités signés aux 18è et 19è siècles sont rappelés pour attester de cette réalité qui semble échapper aux esprits amnésiques. La Cour Internationale de Justice (ICJ) avait souligné dans un avis consultatif émis le 16 octobre 1975, que la région du Sahara marocain n’était pas au moment de la colonisation espagnole en 1884 une «terra nullius», et que des liens d’allégeance existaient entre le Roi du Maroc et les tribus de la région.

La lutte globalement réussie menée par le gouvernement, selon les orientations royales, contre le coronavirus, incite la diplomatie marocaine à briser le silence pour remettre à leur place tous ceux qui s’accrochent au pouvoir et aux pétrodollars contre la volonté de leurs peuples.


2 commentaires

  • nhammoucha najib

    16 Avril 2020

    Feu Docteur El khatib avait obtenu un cheque de sa Majesté pour feu Mandela afin d'aider a la liberation du joug de l'apartheid . Feu sa majesté mohammed v avait hebergé , financé et aider a armer le FLN algerien . C'est le maroc qui a pris l'initiative de former les maquisards sud-africains dans les camps du FLN a oujda au maroc. C'est comme cela que ces amoureux se sont connus . L'ingratitude est humaine mais celle-ci est inhumaine . Mettre ensemble 2 mouvements de liberation ,les aider de tout ce qu'il fallait pour qu'ensuite , une fois les renes entre les mains , ils deviennent tes pires ennemis et essaient de te priver de ce dont tu les a aidés . Il y a un proverbe marocain qui n'a jamais sonné aussi vrai : " tafkhou lklab al dhar el attar " ; les chiens se sont ligués sur le dos du marchand ambulant

  • Oujdi

    18 Avril 2020

    Les pays dictatures champions du bla bla qui n'arrivent même pas à satisfaire leurs besoins ne peuvent rien faire contre une montagne infranchissable marocaine

Laisser un commentaire

X

Télécharger le magazine Maroc Hebdo

Télécharger