Green Generation: Aziz Akhannouch appuie sur l’accélérateur

Aziz Akhannouch donne le tempo. Intervenant à la Chambre des conseillers le mardi 4 janvier 2022 sur le thème «La Génération Verte et les enjeux du développement rural et de la justice territoriale», le chef du gouvernement a détaillé son plan d’action cette année dans le cadre de la stratégie Green Generation 2020- 2030. Celle-ci va permettre l’accession de plus de 400.000 familles à la classe moyenne rurale, la formation de 150.000 jeunes agriculteurs aptes à transformer les produits agricoles, développer des filières à haute valeur ajoutée comme l’agriculture biologique et intégrer l’économie verte, ainsi que la création de 350.000 nouveaux emplois directs dans le monde rural.

Pour Aziz Akhannouch, la stratégie contribuera à l’émergence d’une nouvelle génération de jeunes entrepreneurs agricoles, grâce à la mobilisation d’un million d’hectares de terres collectives pour la mise en oeuvre de projets d’investissement dans le domaine agricole, en plus de la cession potentielle de foncier agricole émanant de 180.000 propriétaires souhaitant se retirer de l’activité agricole à destination de la jeune génération. Sur le volet social et dans le cadre de la généralisation de l’accès à la couverture santé, 1,6 million d’agriculteurs bénéficieront d’une couverture sanitaire dès 2023, a annoncé le chef de l’exécutif.

La stratégie Green Generation 2020-2030 est ainsi sur la bonne voie et capitalise sur les acquis du Plan Maroc Vert (PMV). «Dix ans après son lancement, le PMV a atteint l’ambition et les objectifs escomptés, constituant ainsi un levier essentiel de développement du monde rural au cours de la dernière décennie», a indiqué Aziz Akhannouch. Concernant le bilan de cette stratégie, il est plus que reluisant à en croire l’exposé du chef du gouvernement. Sur le plan économique, le produit intérieur brut agricole a augmenté annuellement de 5,25% contre 3,8% pour les autres secteurs, la richesse créée a doublé de 65 milliards de dirhams en 2008 à 125 milliards à fin 2018 et le secteur agricole contribue désormais à hauteur de 13% du produit intérieur brut et de la valeur totale des exportations.

«Les exportations de produits agricoles ont augmenté au cours de l’année 2019 pour atteindre environ 40 milliards de dirhams, soit 2,8 fois la valeur enregistrée en 2009», a précisé Aziz Akhannouch. Une performance capitale pour un secteur vital pour le Maroc, surtout lorsqu’on sait que le monde rural couvre plus de 90% de la superficie totale du pays, représente environ 40% de la population, comprend 85% des collectivités territoriales et contribue à 20% du PIB, sans parler de la surface utilisable pour les besoins agricoles, soit environ 9 millions d’hectares.