Le gouvernement trouve un accord avec les syndicats des enseignants

La confiance rétablie

Bien que la crise des enseignants contractuels ne soit pas encore réglée, le dernier accord signé entre le gouvernement et les syndicats des enseignants semble tracer la voie vers une paix sociale globale dans le domaine de l’éducation nationale.

Les syndicats des enseignants et du personnel éducatif sont globalement sortis satisfaits du dernier round des négociations entamées avec le gouvernement. Ce round, tenu mardi 18 janvier 2022, a en effet abouti à la conclusion d’un accord qualifié d’étape que les cinq syndicats représentatifs des enseignants et le gouvernement.

Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, était présent à la signature de cet accord en présence de son ministre de l’éducation nationale, Chakib Benmoussa. Les représentants des cinq syndicats soulignent en effet qu’il s’agit d’une étape fondamentale à même d’institutionnaliser le dialogue social sectoriel et de l’instituer en unique espace pour aborder tous les points controversés en suspens.

Questions en suspens
À cet égard, le secrétaire général de l’Union nationale de l’éducation- Fédération démocratique du travail, Sadiq Raghawi, a déclaré que l’accord constitue une porte d’entrée pour résoudre un ensemble de dossiers qui étaient considérés comme un dilemme, notant qu’une série de réunions avec le ministre de tutelle a été programmée pour résoudre la suite des dossiers afin d’aboutir à une plate-forme unifiée, juste et équitable pour tous les employés de l’éducation.

Dans le même ordre d’idées, le secrétaire national de la Fédération nationale de l’éducation, affiliée à l’Union marocaine du travail (UMT), Miloud Maasid, a estimé que le consensus entre les deux parties établirait la confiance et réglerait un ensemble de questions en suspens. De son côté, et après avoir souligné l’implication des éducateurs dans la réforme du système d’éducation et de formation, le secrétaire général national de la Fédération nationale de l’éducation, Abdelrazzak Idrissi, a indiqué que le dossier des cadres des académies a été programmé parmi les thèmes qui seront étudiés lors de la réunion du 31 janvier.

Pour sa part, le secrétaire général de l’Union nationale de l’éducation, affilié à la Confédération démocratique du travail, Abdelghani Arraqi, souligne la nécessité d’orienter et de clore le dossier du statut actuel des fonctionnaires du ministère de l’Éducation nationale lors de l’année en cours, «par souci d’équité envers les employés de l’éducation ».

En outre, le secrétaire général de la Fédération libre d’éducation, affiliée à l’Union générale des travailleurs du Maroc, Youssef Allakouch, a relevé que la réunion a constitué une occasion d’initier des ateliers liés à la réforme de l’éducation ainsi que de réfléchir à une vision d’avenir pour la pérennisation de cette réforme et le renforcement de la confiance entre les hommes et femmes de l’éducation, d’une part, et le ministère, de l’autre.

L’accord comporte plusieurs mesures se rapportant, notamment, à la révision du statut actuel des fonctionnaires du ministère de l’Éducation nationale et à la création d’un statut motivant et unifié qui englobe l’ensemble des catégories du système éducatif, au règlement de plusieurs dossiers revendicatifs prioritaires, à savoir ceux des cadres de l’administration éducative, des conseillers en orientation et planification pédagogique, des enseignants du primaire et du collégial chargés hors de leur cycle, des cadres d’enseignement titulaires de diplômes supérieurs ou de doctorat.

Il s’agit aussi de la programmation de l’examen des autres dossiers revendicatifs présentés par les 5 syndicats les plus représentatifs et la poursuite du dialogue au sujet du dossier des cadres des Académies régionales de l’éducation et de la formation.