LE GOUVERNEMENT DÉCIDE DE SÉVIR CONTRE LES ÉLUS VÉREUX

SUSPENSION DE 26 ÉLUS COMMUNAUX POUR NON DÉCLARATION DE PATRIMOINE

Leur suspension a été décidée sur la base d’un rapport de la Cour des comptes. Mais cette décision pose néanmoins une question: les hauts responsables politiques, parmi eux les parlementaires et les ministres, déclarent- ils leurs patrimoines?

C’est une décision à forte charge politique. Le chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani, vient de rendre publics, dans le bulletin officiel du lundi 22 juin dernier, les décrets annonçant la suspension de 26 élus communaux accusés par l’Etat de ne pas déclarer leurs patrimoines. C’est sur la base d’un rapport de la Cour des comptes que la décision a été prise. La suspension des 26 élus est clairement interprétée comme une action importante et forte visant à assainir la scène politique et à moraliser la vie publique.

Les 26 élus concernés sont: Saïd Hejjaoui, Allal Doua et Mustapha Ben Driss, de Khmisset; Mustapha Chentouf et Mohamed Radi, de Sidi Slimane; Kebir Kadiri et Ahmed Abdelali, de Sidi Kacem; Abdellah El Merouri, de Rabat; Ahmed Zerrouk, de Skhirat; Kamal Cherkaoui et Hayat El Ayeh, de Berrechid; Abdelilah Mennouni, de Settat; Mina Mslak, de Benslimane; Hicham Chahid et Hicham Mouchtari, de Ben’Msick; Hassan Aït Iddine, Youssef Akki, Samih El Abri et Jamaa Ouazza, d’El Hajeb; Amina Charef, de Tétouan; Rachid Mdaghri, de Fès; Khaïrddine El Afi, de Ouazzane; Abdeslam Ajandour, de Chefchaoun; Mohammed Zemmou, d’El Hoceima; Mohamed Fateh, de Beni Mellal; et Ahmed Chabi, de Kelâat Sraghna. Cette première liste sera certainement suivie par d’autres listes d’élus et de responsables politiques qui ne déclarent pas leurs patrimoines.

Mais, à part ces petits élus, la question qui se pose: les hauts responsables politiques, parmi eux les parlementaires et les ministres, déclarent-ils leurs patrimoines? Pourtant, la loi est claire: «toute personne, élue ou désignée, assumant une charge publique, doit faire une déclaration écrite des biens et actifs détenus, directement ou indirectement, dès la prise de fonctions, en cours d’activité et à la cessation de celle-ci». Entrée en vigueur depuis le 15 février 2010, après une lutte politique acharnée dans les coulisses et au Parlement, la déclaration obligatoire du patrimoine est un dispositif juridique qui a pour finalité de moraliser la vie publique et de consacrer les principes de responsabilité, de transparence et de protection des deniers publics.

Afin de garantir l’efficacité et l’indépendance du contrôle des déclarations de patrimoine, le législateur a confié à la Cour des comptes le dépôt, le suivi et le contrôle des déclarations. Mais n’empêche que de nombreux scandales ont éclaté autour d’anciens hauts fonctionnaires qui ont continué à s’enrichir pendant l’exercice de leurs fonctions publiques. Le dernier exemple concerne l’ancien député-maire de Had Soualem, à Casalanca, Zine El Abidine El Houass, condamné en appel à 7 ans de prison ferme et chez qui a été trouvée une énorme somme d’argent au point qu’on l’a surnommé «Moul 17 milliards».


1 commentaire

  • ben mhammed

    23 Juin 2020

    Des élus véreux ,il y en avait depuis la nuit de l indépendance. Cet acte théâtral n'est qu un coup d épée dans l eau.Donner des noms en patures ,de temps en temps a une foule assoifee de justice, de morale ,de democratie et de tout ce que tu veux, n est qu une tactique [pour depresuriser la cocote minute,Je ne serai jamais convaincu ,du haut de mes cinquantes ans,passees a bourlinger pour une vie correcte pour moi et les miens que ce genre d action est a meme de nous faire sortir de l etat de deliquescence absolue dans la quelle nous avons passe et nous passerons sans faute notre vie éphémère

X

Télécharger le magazine Maroc Hebdo

Télécharger