Le gouvernement de Sebta oeuvre pour l'intégration de l'enclave occupé à l'espace Schengen

Objectif : Mettre fin à l'entrée des marocains du nord sans visa

Le président du préside occupé de Sebta, Juan Vivas, milite pour l’intégration de sa ville à l’espace Schengen et à la douane de l’Union européenne afin de mettre fin à l’accès sans visas des habitants de Tétouan-Fnideq.

Le président du gouvernement du préside occupé de Sebta (Sebta), Juan Vivas, a déclaré, lundi 24 janvier 2022 au Parlement local, son intention de supprimer l’exception Schengen qui permet aux Marocains originaires de Tétouan et de Nador d’entrer dans les villes autonomes de Sebta et Mélilia sans avoir besoin d’un visa. «La question de Schengen doit s’inscrire dans un positionnement stratégique et global pour jeter les bases d’un avenir de sécurité, de stabilité et de progrès. Nous pensons que la suppression de l’exception actuelle serait une mesure efficace », a-t-il indiqué.

M. Vivas a souligné que ce dossier nécessite «l’unité ou un large consensus des forces politiques». «La suppression de l’exception Schengen est notre pari, même s’il peut y avoir d’autres alternatives », a-t-il ajouté, rapporte le média local Elfaodeceuta.

M. Vivas sait que cette question le dépasse. Elle fait partie des prérogatives du gouvernement fédéral. Le gouvernement de Pedro Sanchez a proposé de placer complètement Sebta et Mélilia dans l’espace Schengen juste après la vague d’immigration clandestine de 8.000 jeunes Marocains en mai 2021, mais a fait marche arrière du fait de la crise diplomatique avec le Royaume. En riposte à cette vague d’immigration, le gouvernement de coalition de gauche de Pedro Sanchez avait proposé, en juin 2021, d’intégrer Sebta et Mélilia dans le régime douanier de l’Union européenne et l’espace Schengen.

Espace de prospérité partagée
Le Secrétaire d’État à la Politique territoriale, Alfredo Gonzalez, avait expliqué à l’époque qu’une future zone de prospérité avec le Maroc dans le cadre des plans stratégiques du gouvernement pour Sebta et Mélilia est compatible avec la suppression de l’exception Schengen. «C’est une règle qui permet aux Marocains des provinces limitrophes de Sebta et Mélilia de ne pas avoir de visa pour accéder au deux villes espagnoles», a-t-il dit.

Le ministre Gonzalez a ajouté que toutes les évaluations faites au niveau technique et politique doivent tenir compte de la création d’un «espace de prospérité partagée avec le Maroc», dans les deux villes, comme pour Gibraltar. Ce projet, aussi, visait à faire réagir la diplomatie marocaine. Peine perdue.