Le gouvernement défend ses mesures sociales

Rapport sur le bilan du cabinet El Othmani

Le gouvernent indique que des mesures ont été prises au profit des salariés du secteur privé et les fonctionnaires de l’Etat, notamment l’augmentation générale entre 400 et 500 dirhams des salaires des fonctionnaires selon le grade.

Le gouvernement s’est attelé, depuis le début de son mandat, à la mise en oeuvre d’une série de mesures pour «préserver le pouvoir d’achat des citoyens et réduire les disparités sociales», selon un rapport gouvernemental sur le bilan du gouvernement au titre de la période 2017-2021. Ces mesures, fruit d’un dialogue social, ont concerné de larges catégories de familles pauvres, en situation de précarité ou de la classe moyenne, relève le rapport, notant que ces dispositions ont permis de soutenir le pouvoir d’achat de la classe ouvrière, de régulariser la situation de catégories sectorielles de fonctionnaires, en favorisant une augmentation dans les salaires de la fonction publique, l’appui continu des produits de base et le contrôle des prix.

Revendications sectorielles
Le document indique ainsi que des mesures ont été prises au profit des salariés du secteur privé et les fonctionnaires de l’Etat, notamment l’augmentation générale entre 400 et 500 dirhams des salaires des fonctionnaires selon le grade, répartie sur trois tranches, dont la dernière a été déboursée en janvier 2021. En vertu de cet accord, le coût global des engagements relatifs aux fonctionnaires de l’Etat a atteint près de 14,25 milliards de dirhams. Il a été procédé aussi à l’augmentation de 10% des salaires dans les secteurs de l’industrie, du commerce, des services et de l’agriculture, à l’augmentation des allocations familiales (100 dirhams par enfant sur trois), et ce à partir de juillet 2019 au profit des fonctionnaires de l’Etat et les salariés du secteur privé.

Dans le cadre du dialogue social, le rapport fait observer que le gouvernement a interagi avec un certain nombre de revendications sectorielles, ce qui a abouti, notamment, à la régularisation de la situation financière de plus de 12.000 infirmières et infirmiers pour une enveloppe d’environ 250 millions de dirhams, ainsi que de la situation des fonctionnaires qui ont été embauchés pour la première fois aux échelles 7 et 8.

La politique publique du gouvernement a contribué, selon le rapport, à une augmentation notable du salaire net moyen de la fonction publique de 24,38% entre 2010 et 2020, en passant de 6.550 dirhams à 8.147 dirhams, soit une hausse annuelle de près de 2,1%. De même, le rapport souligne que le gouvernement a tenu également à soutenir le pouvoir d’achat de certaines catégories vulnérables, ou de celles qui méritent un soutien particulier à certaines étapes de leur vie.

Il a ainsi porté la pension minimale de retraite, à compter du 1er janvier 2018, à 1.500 dirhams, accru les revenus des accidents de travail et des maladies professionnelles et continué à appuyer certaines catégories sociales telles que les veuves, les orphelins, les femmes divorcées négligées et leurs enfants qui bénéficient du Fonds d’appui à la cohésion sociale.

Il s’agit aussi de l’augmentation des bourses universitaires au profit des étudiants, lesquelles bourses bénéficient également aux stagiaires de la formation professionnelle depuis 2018, outre la généralisation du programme «Tayssir» visant à lutter contre la déperdition scolaire des élèves jusqu’au collège, l’appui continu aux produits de base et le contrôle des prix.

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