Global Terrorism Index 2022: "L'évolution de la lutte contre le terrorisme au Maroc est importante pour l'Afrique"

La 9ème édition du Global Terrorism Index (GTI), l’indice de l’Institut pour l’économie et la paix (Institute of Economics and Peace), publié le 8 mars 2022, classe le Maroc à la 76e place, derrière le Togo et devant la Norvège. Avec un score de 1,156 sur 10, le Royaume perd deux places comparativement au classement précédant. Dans la région de l’Afrique du nord, le Maroc est à la deuxième place, derrière la Mauritanie, classée au 84 e rang, avec un score de 0,509. L'Algérie se classe troisième (39 e rang mondial) avec un score de 4,432 suivie de la Tunisie (38 e, 4,447) et de la Libye (26 e) avec un score élevé de 5,1. Dans la région MENA, le Maroc arrive 6 e, derrière les Emirats arabes unis, le Qatar, le Sultanat d’Oman, le Kuweit, et le Soudan. Pour rappel, ce score est établi sur la base d’incidents terroristes survenus au cours d’une année, du nombre des victimes, et des dégâts matériels causés. Le Maroc fait partie des pays «à très faible impact».

«La réponse multidimensionnelle du Maroc s’est avérée efficace même si la nature de la menace a rendu impossible la prévention de toutes les attaques terroristes ou des dommages qu’elles ont causés au secteur du tourisme», lit-on dans le rapport. Malgré l’adhésion de plus de 1.000 ressortissants marocains à l’État islamique (EI) et à d’autres groupes terroristes dans les zones de guerre, le Royaume a démantelé plus de 200 cellules terroristes et procédé à plus de 3.500 arrestations liées au terrorisme au cours des deux dernières décennies, évitant ainsi éventuellement plus de 300 actes terroristes planifiés.

«Alors qu’aucun pays ne peut vaincre le terrorisme par de simples arrestations, les mesures répressives du Maroc ont sans aucun doute affaibli les organisations terroristes dans le pays tout en réduisant l’attrait de l’extrémisme violent en interne», souligne-t-on.

«Le rôle actif du Maroc dans la lutte contre le terrorisme suggère une compréhension de la menace, une interdépendance de ses méthodes antiterroristes, une application de combinaisons de mesures douces et dures, une facilitation du partage du renseignement et des pratiques et la promotion de la coopération internationale comme condition sine qua non de la lutte efficace contre le terrorisme», conclut le rapport, tout en insistant sur le fait que l’évolution de la lutte marocaine contre le terrorisme profite non seulement à l’Afrique mais aussi à nombre de pays de par le monde.