Le GCAM au rendez-vous

SOLIDARITÉ FACE À LA CRISE DU COVID-19

Alors que l’économie nationale traverse actuellement un moment on ne peut plus difficile pour cause de la pandémie de Covid-19, le groupe Crédit agricole du Maroc a su particulièrement tenir son rang, principalement en ce qui s’agit des acteurs du secteur agricole.

Aider les agriculteurs à subvenir à leurs besoins financiers, voilà bien une mission que le groupe Crédit agricole du Maroc (GCAM) a toujours su remplir à bien depuis qu’il existe. Et celui-ci n’allait, naturellement, pas y faire défaut dans la période actuelle, alors que l’agriculture nationale se voit doublement meurtrie d’abord par la sécheresse particulièrement dure qui a frappé cette année -taux de remplissage des barrages de 49,7% seulement à fin avril-, et ensuite et surtout, bien sûr, par la pandémie de Covid-19. A cet égard, il y a lieu de rappeler que dès que celle-ci s’était déclenchée sur le territoire national avec le recensement du premier cas actif le 2 mars 2020 dans la ville de Casablanca, le GCAM s’est de lui-même mobilisé pour mettre du sien dans le but de participer à l’effort de guerre national contre la pandémie. Résultat, il reversait le 18 mars, dans le sillage de nombreuses institutions et entreprises nationales à la fibre citoyenne avérée, la moitié de son résultat net annuel, soit pas moins de 200 millions de dirhams au total, au Fonds spécial pour la gestion de la pandémie de Covid-19 que le roi Mohammed VI avait ordonné au gouvernement Saâd Eddine El Othmani de mettre en place deux jours plus tôt.

Aider à redresser l’économie
Dans le même sens, les collaborateurs du GCAM prenaient également sur eux, quelques semaines plus tard, de renoncer volontairement à une partie de leurs émoluments mensuels, permettant ainsi d’apporter environ 15,1 millions de dirhams supplémentaires au même fonds. Ce qui en dit long sur l’état d’esprit, marqué du sceau de la solidarité, dominant au sein du groupe. Mais cette dimension philanthropique de la contribution du GCAM à la lutte contre la pandémie de Covid-19 ne saurait, ceci étant, que partiellement représenter l’engagement plus général du groupe pour aider à redresser l’économie nationale, dans le droit fil, là, de ses attributions premières.

Ainsi, au cours du mois de juin qui vient de s’écouler, le groupe a lancé deux nouveaux produits visant à aider les entreprises nationales à surmonter les effets négatifs de la pandémie au plan de la trésorerie, à savoir CAM Relance et CAM Relance TPE. Ces deux produits, que la Caisse centrale de garantie (CCG) garantit par ailleurs à hauteur de 90% pour CAM Relance et 95% pour CAM Relance TPE, s’adressent, pour le premier, aux entreprises réalisant un chiffre d’affaires (CA) supérieur à 10 millions de dirhams, et, pour le second, aux très petites entreprises (TPE) qui ne dépassent pas ce seuil, et ce, qu’elles oeuvrent dans les secteurs agricoles et agro-industriels ou dans le reste des pans de l’économie nationale. En effet, toutes les entreprises nationales, sans nécessairement avoir trait à l’agriculture, sont concernées.

Et on peut gager que celles-ci se bousculeront sans doute en masse pour pouvoir bénéficier de CAM Relance et CAM Relance TPE, étant donné les nombreux attraits que les deux produits présentent: un taux d’intérêt bonifié équivalent au taux directeur établi par Bank Al-Maghrib -de 1,5% actuellement- augmenté de 200 points de base -ce qui donne un taux de 3,5% au total-; un remboursement étalable sur sept années, dont deux de différé; et un plafond du crédit corrélé au CA de l’entreprise et pouvant aller jusqu’à 100 millions de dirhams -pour une mise de départ minimum de 10.000 dirhams. Les entreprises auront jusqu’au mois de décembre pour demander à y accéder, et l’objectif primordial, souligne le GCAM, à travers la création de CAM Relance et CAM Relance TPE, est de leur permettre d’avoir sous la main les moyens suffisants pour soutenir leurs activités et, surtout, être en mesure de payer leurs fournisseurs. Ce qui est à même de pouvoir générer une dynamique vertueuse au sein de l’économie nationale et ainsi permettre à cette dernière de se remettre sur les bons rails et par là-même pouvoir reprendre du bon pied.

De fait, l’investissement du GCAM s’inscrit bel et bien dans un cadre durable et ne s’astreint pas seulement à un chapelet de mesures provisoires qui seraient sans le moindre lendemain. Au même égard, le groupe avait en outre déjà mis, fin mars, quelque 1,5 milliard de dirhams dans la balance, au titre des produits Laksiba, Filaha Rabiiya et Al Ghars et qui, respectivement, appuient financièrement la sauvegarde du cheptel -500 millions de dirhams (MDH) de budget alloué-, les cultures printanières tels le maraîchage, le maïs, le tournesol, le melon et la pasthèque -600 MDH-, et l’arboriculture, que ce soit pour irriguer leurs vergers, pour acquérir des fertilisants ou encore pour les traitements phytosanitaires, soit toutes les activités d’entretien entrant en jeu.

Aussi, il avait été décidé, au même moment, de retraiter l’endettement des agriculteurs pour leurs échéances à venir, surtout en ce qui s’agit des petits agriculteurs qui avaient vu leur lignes de crédit à court terme reportées et celles à moyen et long terme décalées d’une année, et, de même, les opérations destinées à l’approvisionnement du marché national en blé avaient également reçu un soutien conséquent. Si, dit-on, c’est dans les moments les plus difficiles que l’on sait qui sont ses vrais amis, alors le monde agricole marocain peut être encore plus sûr maintenant qu’il a dans le GCAM son meilleur allié.


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