Gazoduc Maghreb-Europe, quand El Mundo s’emmêle les pinceaux

GUERRE MÉDIATIQUE CONTRE LE MAROC

Carlos Segovia est rédacteur en chef adjoint et correspondant économique d’El Mundo à Bruxelles depuis 9 ans. Chroniqueur, il se dit spécialisé en économie et relations internationales, mais également en diffamation et d’attaques contre le Roi du Maroc, Mohammed VI.

Le 13 juin 2021, le journal espagnol El Mundo publie un article intitulé «Mohammed VI arrête la négociation pour renouveler la concession du gazoduc avec l’Espagne qui expire cette année», en référence au gazoduc Maghreb-Europe. L’article d’El Mundo, l’un des plus grands journaux espagnols, manque de précision et de sources. Il ne se base que sur des rumeurs créées par le rédacteur de l’article lui-même, Carlos Segovia.

Qui est ce journaliste qui n’en est pas à sa première publication à charge contre le Maroc et l’institution monarchique? Carlos Segovia est rédacteur en chef adjoint et correspondant économique d’El Mundo à Bruxelles depuis 9 ans. Chroniqueur, il se dit spécialisé en économie et relations internationales, mais également en diffamation et d’attaques contre le Roi du Maroc, Mohammed VI.

Le 23 mai 2021, soit il y a moins d’un mois, il publie une chronique où il s’attaque effrontément au Souverain. Cette fois-ci, il s’attaque à la stratégie énergétique du Royaume et les supposées «exploitations par la monarchie des ressources du Sahara». Pour ses articles, le choix des photos du Souverain, le traitement, les termes choisis et la promotion sur les réseaux sociaux, ne servent qu’un seul objectif: ternir l’image du Maroc et de son Roi. Sur Twitter, le journal a d’ailleurs choisi comme accroche pour l’article sur le gazoduc cette phrase: «Alors que Rabat n’a cessé de critiquer le gouvernement espagnol pour avoir caché son accueil du leader du Polisario, à Alger ils applaudissent».

Absence de réaction marocaine
Que veut faire passer le journal à travers cette provocation? Il ne faut pas être un génie pour le deviner, surtout lorsqu’on sait que le fameux journal algérien Echorouk, pro-régime, a publié, le même jour qu’El Mundo, l’information relative au supposé arrêt des négociations pour le renouvellement de la concession du gazoduc Maghreb-Europe. «El Mundo se veut un journal sérieux, mais sa ligne diffamatoire à l’encontre du Maroc ne cesse de se confirmer. D’autant plus que Carlos Segovia est souvent sollicité dans de grands événements comme le World Economic Forum à Davos et il donne aussi des formations en journalisme. Dommage qu’un enseignant en journalisme ne respecte pas les bases de la déontologie du métier», nous déclare une source ayant requis l’anonymat.

Il faut savoir que, ces derniers mois, le régime algérien a investi plusieurs millions de dollars dans une guerre médiatique contre le Maroc. Alger, avec l’aide de complices installés en France, en Espagne et au Royaume-Uni, a noué des deals avec de grands groupes médiatiques dans le seul but d’attaquer régulièrement le Maroc. Pour le moment, le Maroc n’a pas réagi officiellement à cette énième rumeur.

Mais une source proche du secteur énergétique nous confie que les négociations du renouvellement de la concession du gazoduc Maghreb-Europe, qui prend fin en novembre 2021, sont toujours en cours et que les rumeurs sur l’arrêt des négociations par le Maroc pour faire pression sur l’Espagne sont infondées. Et même si ce contrat n’est pas renouvelé, son impact ne sera conséquent ni sur le Maroc ni sur l’Espagne. Le Maroc n’a reçu en 2020 que 500 millions de dirhams de redevances. «Un montant qui ne va pas provoquer une crise économique au Maroc.

De même, l’Espagne et l’Algérie sont liées par un autre gazoduc direct appelé Medgaz et qui fournit à l’Espagne plus de la moitié de ses besoins en gaz. Toutefois, l’Espagne a intérêt à ce que le gazoduc Maghreb-Europe soit maintenu pour sécuriser ses approvisionnement. D’autre part, si le Maroc ne reçoit plus sa part en gaz, il dispose de plusieurs cordes à son arc», nous déclare notre source, pour laquelle une éventuelle rupture de ce contrat qui court depuis 25 ans, sera un non-événement.