Gazoduc Afrique Atlantique: WorleyParsons prend en charge l’étude d’ingénierie

Le projet de gazoduc Afrique Atlantique, initié en décembre 2016 par le roi Mohammed VI avec le président nigérian Muhammadu Buhari lors d’une visite officielle qu’il avait effectuée au Nigéria, continue de prendre forme. Ce mardi 26 avril 2022, le bureau d'études et de conseil en ingénierie australien WorleyParsons a annoncé avoir décroché un contrat pour fournir les principaux services de conception technique initiale, ce que l’on appelle dans le jargon le FEED (pour Front-End Engineering Design).

Concrètement, les services de FEED que WorleyParsons s’est vu confier par les gouvernements marocain et nigérian seront pris en charge par une de ses filiales spécialisée en conseil en ingénierie offshore, à savoir Intecsea BV, basée à La Haye, aux Pays-Bas, et qui devra élaborer le cadre de mise en œuvre du gazoduc et la supervision de l'étude d'ingénierie, tandis que les équipes dont le cabinet dispose à Londres, au Royaume-Uni, s’occuperont de l'évaluation d'impact environnemental et social et des études d'acquisition de terres. “Le projet sera également soutenu par notre réseau de bureaux en Afrique et notre équipe de livraison intégrée mondiale à Hyderabad, en Inde,” souligne aussi WorleyParsons, qui ne manque pas de mettre en exergue le fait que “la réalisation de ce projet nécessite une expertise du monde entier”.

Prévu pour traverser pas moins de treize pays, à savoir, en plus du Maroc et du Nigeria, le Bénin, le Togo, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Libéria, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Sénégal, la Gambie et la Mauritanie, soit la totalité des pays de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CÉDÉAO) exception faite du Burkina Faso, du Cap-Vert et du Niger, le gazoduc doit jouer un rôle majeur dans l’émergence de l’Afrique de l’Ouest, en plus de donner au gaz nigérian un débouché direct sur l’Europe, qui cherche de plus en plus instamment une alternative aux ressources gazières en provenance de Russie. Et le fait que sa conception continue d’avancer signifie surtout la fin du Transsaharien, que l’Algérie souhaitait mettre en place également avec le Nigéria, bien que la voisine de l’Est ait fait des mains et des pieds pour le favoriser au détriment d’Afrique Atlantique.