Gaz naturel : L'industrie s'accapare la faible production locale au Maroc

Le Maroc produit 100 millions de m3 de gaz naturel par an, soit seulement un dixième de ses besoins annuels, qui s’élèvent à un milliard de m3. C’est ce que révèle le rapport accompagnant l’avis défavorable du Conseil de la concurrence, rendu public jeudi 6 janvier 2022, au sujet du projet de loi n° 94.17 relatif au secteur aval du gaz naturel au Maroc et portant modification de la loi n° 48.15 relative à la régulation du secteur de l’électricité.

Le rapport en question précise que les deux principaux bassins exploités par l’ONHYM se situent à Essaouira et dans le Gharb, alors que l’acheminement et la commercialisation sont assurés par l’ONHYM en partenariat avec des sociétés privées spécialisées dans le domaine de l’exploration et de la recherche d’hydrocarbures.

L’ONHYM dispose ainsi de réseaux de gazoducs constitués d’un certain nombre de canalisations de faible diamètre et de petites longueurs permettant de raccorder les puits aux stations de comptage pour acheminer le gaz jusqu’aux usines des utilisateurs. Raccordé par un gazoduc d’une longueur de 160 km, le bassin d’Essaouira vend sa production au centre minier de Youssoufia de l’OCP, afin d’alimenter en énergie les unités de séchage et de calcination.

Dans le bassin du Gharb, où le réseau de gazoduc atteint une longueur de 213 km, le gaz produit est acheté par la Compagnie marocaine des cartons et des papiers (CMCP), mais aussi par les entreprises Super Cérame (industrie de la céramique) et Keyes Cemok (fabrication des alvéoles pour emballage), installées dans la zone industrielle de Kénitra. Le rapport du Conseil de la concurrence énumère également les sociétés étrangères d’exploration et de la recherche d’hydrocarbures présentes au Maroc.

L.K