Les gares et les agences de transport prises d'assaut

Déplacements entre les villes pendant l'Aid Al Fitr

En l’absence de consignes claires de la part du gouvernement interdisant formellement les déplacements entre les villes, les Marocains se pressent dans les gares et les agences de transport pour voyager. Mais ils doivent néanmoins assumer leurs responsabilités en cas de contrôle sur la route.

À quelques jours de l’Aïd Al Fitr, le casse-tête du transport revient aux devants de la scène pour les Marocains qui aimeraient passer la fête avec leurs familles et leurs proches. Dans la gare Ouled Ziane comme dans celle de Benjdia, considérées comme les gares routières les plus importantes non seulement à Casablanca mais dans tout le Maroc, les Marocains se pressent massivement aux guichets.

En l’absence de consignes claires de la part du gouvernement interdisant formellement les déplacements entre les villes, les sociétés de transport permettent à leurs clients de réserver leurs tickets de voyage à destination de toutes les villes du Maroc.

La CTM, par exemple, considérée comme la société de transport la plus importante avec un réseau de lignes urbaines le plus large dans le Royaume, parle d’une activité intense pendant cette période. Prises d’assaut, souvent sans respect des gestes barrières, les agences de cette société connaissant depuis quelques jours un afflux important de voyageurs.

Les réservations se font presque fluidement. Le client réserve son billet en fonction des places disponibles mais la société ne demande pas l’autorisation administrative de déplacement. C’est le cas pour toutes les sociétés de transport urbain. En agence ou sur Internet, toutes les voies sont ouvertes.

Retrouvailles familiales
Et pourtant, l’autorisation de déplacement inter villes est toujours exigée par les autorités. Si les agents de la CTM incitent les clients à se munir de leurs autorisations de déplacement pendant le voyage pour éviter toute surprise désagréable, d’autres compagnies de transport moins regardantes sur cet aspect restrictif rassurent leurs clients que ce contrôle sécuritaire ne s’effectue pas d’une façon systématique et régulière.

Les gendarmes et les policiers chargés du contrôle sur les routes à l’entrée comme à la sortie, semblent fermer les yeux pour les voyageurs à bord des autocars. Ce qui n’est pas le cas pour les voyageurs à bord de leurs véhicules personnels qui pourraient se voir infliger en cas de non disponibilité de l’autorisation administrative d’une amende de 300 dirhams.

Pour le transport en trains, l’ONCF, qui avait l’habitude de rajouter des trains supplémentaires pendant cette période de grand trafic, n’a pas encore annoncé officiellement de décision concernant les déplacements pendant la fête. Mais, selon une source autorisée dans l’office, ce dernier attend encore une décision gouvernementale quant à l’ouverture des déplacements entre les villes.

En attendant, c’est la période des voyages et des retrouvailles familiales et les Marocains ne s’en privent pas. Mais la prudence est sérieusement de mise pour éviter une rechute de la situation sanitaire dans notre pays.