Les galeries africaines d’art à l’honneur


M’barek Bouhchichi


L’édition portugaise de la foire ARCO, établie depuis 1982 à Madrid, réunit près de 80 galeries de 14 pays.

La galerie d’art L’Atelier 21 a été sélectionnée pour participer à l’édition 2023 de la foire d’art contemporain ARCO Lisbonne, qui se déroule du 25 au 28 mai 2023 à la Corderie nationale de Lisbonne, Portugal. L’édition portugaise de la foire ARCO, établie depuis 1982 à Madrid, réunit près de 80 galeries de 14 pays. Cette édition vient également renforcer le commissariat de la section Africa in Focus, sous la direction de Paula Nascimento, qui comprendra la participation de galeries du continent africain.

La galerie d’art L’Atelier 21 participe à cet événement pour faire valoir, à l’international, la contribution des artistes marocains dans la concrétisation d’une scène artistique africaine. Pour sa première participation à cette 6e édition, L’Atelier 21 expose des oeuvres des artistes marocains M’barek Bouhchichi, Safaa Erruas, Najia Mehadji et Yamou. Le corps constitue un thème aux ramifications multiples dans l’oeuvre de M’barek Bouhchichi. Moulé, sculpté, dessiné, peint, il est mis en exergue à travers un kaléidoscope de signes, de fragments (presque votifs) et d’images qui donnent à voir une préoccupation majeure chez l’artiste : peindre des hommes et des femmes marocains à la peau noire.


Mouvement perpétuel
Dans un travail combinant autant l’intuition que la recherche formelle comme source de création, Safaa Erruas élabore dans des gestes minutieux et ritualisés des oeuvres sur papier et des installations. L’oeuvre de l’artiste est dominée par la couleur blanche, qui symbolise l’absence, l’immatérialité, la transparence et la fragilité. Entre visible et invisible, conscience et inconscience, douceur et violence, les oeuvres de Saffa Erruas sont autant de fenêtres ouvertes sur des mondes en tension qui nous interpellent et nous questionnent dans notre plus profonde intimité. Le geste est la source de l’art de Najia Mehadji.


Najia Mehadji


En attestent les vagues qui prennent racine et se propagent sur la toile à travers le corps du peintre, ne faisant plus qu’un avec le pinceau. Intemporelle, la vague de Najia Mehadji est présente dans la pensée soufie, comme un symbole du mouvement perpétuel entre deux pôles, symbole d’un retour aux origines pour atteindre l’universel. La gestualité à la fois libre et parfaitement maîtrisée s’impose dans les oeuvres de Najia Mehadji comme une tentative de percer le mystère même de la peinture.

Yamou n’en a pas fini de créer, défaire et recréer son jardin pictural, sans jamais être satisfait du résultat, s’engageant à chaque fois dans de nouvelles recherches, exploitant toujours des pistes innovantes, inédites sans se fourvoyer de sa passion fusionnelle pour la nature. On se tient devant un tableau de Yamou comme se tiendrait un enfant à l’orée d’une majestueuse forêt, à la fois attiré et intimidé par un puissant et silencieux mystère.

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