Tenue du G20 virtuel sous la présidence de l'Arabie Saoudite

Tout faire pour réduire la dette des pays très pauvres

Le G20 promet de «ne reculer devant aucun effort» pour garantir un accès équitable aux vaccins contre le Covid-19, la crainte étant que les pays pauvres soient laissés de côté.

Dans leur déclaration finale, les dirigeants du G20 ont promis dimanche 22 novembre de «ne reculer devant aucun effort » pour garantir un accès équitable aux vaccins contre le Covid-19, la crainte étant que les pays pauvres soient laissés de côté. Pour financer cette distribution à grande échelle, les Nations Unies ont besoin de 4,5 milliards de dollars en urgence. Or, aucun montant d’aide n’a pour l’heure été avancé par les membres du G20. La chancelière allemande Angela Merkel s’est dite d’ailleurs «inquiète» de la lenteur des discussions avec les laboratoires pour fournir le vaccin aux nations les plus pauvres.

«Il faut plus de financements», a souligné après le sommet la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Le président français Emmanuel Macron a lui appelé ses homologues à «aller plus loin plus vite», selon l’Elysée, en faisant don de doses, en nouant des partenariats industriels ou encore en partageant la propriété intellectuelle. La Russie et la Chine ont d’ores et déjà promis de mettre leurs vaccins à disposition de pays étrangers. Vladimir Poutine a déclaré que «des vaccins sûrs et efficaces devraient être accessibles à tous et que la Russie était prête à fournir ses vaccins contre le coronavirus aux pays dans le besoin».

Un cadre commun
Même promesse de la part de Xi Jinping, selon l’agence officielle chinoise Xinhua: «Nous respecterons notre engagement d’offrir assistance et soutien à d’autres pays en voie de développement, et de faire des vaccins un bien public, abordable et accessible à la population mondiale», a déclaré le leader chinois.

L’ONG Oxfam a critiqué le «décalage total entre les appels (des Européens notamment) à faire du vaccin un bien public mondial et la course au vaccin qu’ils entretiennent». Par ailleurs, les ONG attendaient du G20 une extension de la suspension du service de la dette jusqu’à fin 2021.

Décidée mi-avril, la mesure, qui permet aux pays pauvres de concentrer leurs ressources sur la lutte contre le Covid-19, a été prolongée il y a un mois jusqu’au 30 juin 2021. Mais pour la suite, le G20 s’en remet à ses ministres des Finances pour examiner cette question au printemps prochain. Le cadre qui sera adopté par les ministres des finances du G20 fixe des principes communs pour les 22 pays membres du Club de Paris, mais aussi pour cinq pays membres du G20: la Chine, l’Inde, l’Arabie saoudite, l’Afrique du Sud et la Turquie. Soixante-treize pays seront éligibles à une restructuration, dont 38 sont situés en Afrique subsaharienne.

C’est la première fois que des pays se mettent d’accord sur un cadre commun au-delà du seul Club de Paris, dont n’est pas membre la Chine, de loin le premier créancier au monde. Cet élargissement devrait, ainsi, permettre d’éviter des restructurations unilatérales, souvent inéquitables.


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