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Le G20 réuni en sommet en pleine crise économique mondiale


En lever de rideau du Sommet du G20, qui a lieu, les 15 et 16 novembre 2022, à Bali, en Indonésie, qui préside cette année le G20, la rencontre entre le président chinois, Xi Jinping,  et le président américain, Joe Biden, lundi 14 novembre 2022, a tenu ses promesses. Les deux dirigeants, qui s’étaient entretenus à distance à cinq reprises depuis 2020, se sont serré la main, sans masque. Leur entretien a duré plus de trois heures.

Néanmoins, son partenaire russe absent, le dirigeant chinois sera confronté aux Occidentaux, plus de huit mois après le déclenchement de l’invasion russe en Ukraine.

La Russie est, en effet, largement responsable de l’état dans lequel se trouve l’économie mondiale, au chevet de laquelle les dirigeants du G20 et leurs partenaires sont amenés à se pencher.

Rappelons que le G20 est avant tout un forum de coopération économique qui regroupe les pays riches et les grandes économies émergentes, soit deux tiers de la population mondiale. Des pays qui pèsent à eux seuls 80% de la richesse produite dans le monde et représentent 75% du commerce international. Le G20 n’a pas vocation à gérer les questions de paix et de sécurité, c’est le rôle d’une organisation comme l’ONU, mais plutôt à répondre aux crises économiques, or cette année elles sont la conséquence directe de la guerre en Ukraine. 


Le monde n’a pas eu le temps de se remettre de la pandémie qu’il est de nouveau menacé d’une récession économique. Et la première des préoccupations du G20 de Bali, c’est l’insécurité alimentaire qui frappe durement les pays du Sud, plus vulnérables aux problèmes d’approvisionnement en céréales. Rappelons que la Russie et l’Ukraine comptent parmi les premiers producteurs au monde d’orge, de maïs et de tournesol pour ne prendre que quelques exemples, et la guerre déclenchée le 24 février dernier par Vladimir Poutine a complétement déstabilisé ces marchés, renchérissant considérablement les cours de ces matières premières agricoles. Ce qui a alimenté une inflation qui n’épargne désormais aucun pays.

Pour répondre à cette crise alimentaire, un accord a été signé sous l’égide des Nations unies pour permettre à l’Ukraine d’exporter ses céréales, mais il est aujourd’hui menacé par Moscou, qui refuse de le reconduire au-delà du 19 novembre, c’est-à-dire d’ici la fin de la semaine. C’est à ces problèmes que doit faire face en priorité le G20.

Mais l’insécurité alimentaire n’est qu’une crise parmi d’autres. Il y a le dossier brûlant de l’énergie, la crise financière qui menace avec les problèmes d’endettement auxquels sont confrontés de plus en de pays, et, bien sûr, le climat au sujet duquel on attend une position forte du G20. Il y va du succès des négociations de la COP 27, qui se déroulent en ce moment-même à Charm el-Cheikh.  

L’équation n’est donc pas simple pour la présidence indonésienne du G20, dont l’une des priorités va être d’éviter que ce sommet n’étale les divisions du monde. Il y va de la crédibilité même du G20.

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