France: scandale autour du "fichage" religieux dans les écoles durant l'Aïd Al-Fitr


La France secouée par le scandale d’un “fichage” religieux présumé dans les écoles durant Aïd Al-Fitr. Ce dimanche 21 mai, la secrétaire d'Etat chargée de la citoyenneté, Sonia Backès, a affirmé, dans un communiqué, que “le ministère de l'Intérieur et des Outre-mer étudie régulièrement l'impact de certaines fêtes religieuses sur le fonctionnement des services publics, et notamment au sein de la sphère scolaire". La secrétaire d’État fait référence à la procédure d’"évaluation du taux d'absentéisme constaté à l'occasion de l'Aïd al-Fitr" dans certaines académies, faite à la demande du ministère de l'Intérieur. 

L’affaire a pris plus d’ampleur suite aux révélations sur des policiers ont demandé aux chefs d'établissements scolaires de la ville de Toulouse, par mail, de leur indiquer le nombre d'élèves absents le jour de l'Aïd Al-Fitr. De quoi provoquer l’ire de plusieurs organisations, partis et associations, qui dénoncent une opération de “fichage” sur la base de la religion, et demandent au gouvernement français de clarifier la situation. 

D’après la secrétaire d'Etat chargée de la citoyenneté, “aucune donnée nominative a été ni demandée ni recensée à aucun moment". Et d’ajouter que “l'initiative ne relevait pas d'une volonté de "fichage" des élèves en fonction de leur confession.”


L’Union des Mosquées de France (UMF) a souligné que ces révélations, suscitent “l’inquiétude et l’incompréhension”, et a appelé “les pouvoirs publics à faire toute la lumière sur ce qui s’est réellement passé”. L’organisation islamique a exigé l’ouverture dans les plus brefs délais d’une enquête en bonne et due forme, avec les sanctions qui s’imposent. “Les familles doivent être dûment informées et rassurées du devenir des informations données par certains chefs d’établissements ayant, malheureusement, répondu à la sollicitation des policiers”, relève l’Union dans un communiqué.

s'est indignée d'une demande ‘’particulièrement choquante’’, en ce sens qu’elle ‘’associe la pratique religieuse musulmane à une question de sécurité ou de renseignement intérieur’’.

D’après l’association SOS Racisme, la demande des policiers est "particulièrement choquante en ce qu'elle associe la pratique religieuse musulmane à une question de sécurité", dénonçant cet ‘’amalgame douteux et manifestement fondé sur des préjugés antimusulmans si puissants qu’ils aboutissent à une demande rompant avec plusieurs principes essentiels". "Pour quelles autres fêtes religieuses le ministère de l'Intérieur a-t-il demandé une évaluation du taux d'absentéisme aux chefs d'établissement", s'interroge SOS Racisme.


 

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