Les Français du maroc interpellent le quai d'Orsay

Non reconnaissance du vaccin sinopharm par la France

Les ressortissants français du Maroc ont adressé une lettre au ministre des Affaires étrangères de leur pays pour lui demander de reconnaitre le vaccin Sinopharm, pour faciliter leur retour en France.

La décision des autorités françaises de ne pas homologuer le vaccin Sinopharm a suscité une vague de colère chez plusieurs voyageurs marocains qui prévoyaient de passer les vacances estivales dans l’Hexagone.

Ils ne sont pas les seuls à figurer dans ce lot des lésés, les ressortissants français qui ont pris les doses du vaccin chinois sont également dans le même état. La branche marocaine de l’association Français du Monde a adressé une lettre datée du 9 juin à Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Tourisme, des Français de l’étranger et de la Francophonie, pour fustiger cette mesure.

«Aujourd’hui, nos compatriotes sont choqués que la France n’admette pas le vaccin Sinopharm qui leur a été administré au Maroc, alors qu’il est reconnu par l’OMS», déplore Bérangère El Anbassi, présidente de l’association Français du monde Maroc.

D’après elle, «les Français du Maroc ont apprécié la politique gouvernement marocain qui a consisté à faire bénéficier les étrangers résidant au Maroc de la vaccination contre la Covid dans les mêmes conditions que la population marocaine».

“Une décision arbitraire”
La non reconnaissance du vaccin chinois par la France constitue, selon la responsable associative, «une décision unilatérale et arbitraire » qui «va pénaliser un grand nombre de Français, vaccinés au Maroc, lors de leur retour en France cet été, en amputant de sept jours leur séjour du fait de l’autoisolement».

Une attitude qui semble pour le moins incompréhensible, d’autant plus que «le ministère des Affaires étrangères s’est félicité de cette prise en charge par les autorités marocaines de la vaccination des ressortissants français vivant au Maroc», remarque-t-elle, tout en demandant à M. Lemoyne de «convaincre les décideurs en la matière de valider aussi le Sinopharm et tout autre vaccin validé par l’OMS, qui dans l’avenir pourrait être proposé au Maroc».