Frais de scolarité pour le mois de juillet, objet de discorde entre les parents d'élèves et les responsables des écoles privées

Encore une fois, le torchon brûle entre les parents d’élèves et les responsables des écoles privées. Les premiers accusent les second de vouloir prolonger l’année scolaire pour englober le mois de juillet, en entier ou en partie, pour se faire payer les frais de scolarité pour ce mois. Cela alors que le programme scolaire a été déjà été bouclé par plusieurs niveaux dans de nombreuses écoles privées.

Les parents d’élèves estiment que puisque les élèves ont fini le programme, il n’y a pas lieu qu’ils continuent d’aller à l’école et donc leurs parents ne seront pas dans l’obligation de payer les frais du mois de juillet. Seulement, auparavant, le ministre de l'Éducation nationale, Chakib Benmoussa, avait, lui, annoncé, que l’année scolaire sera prolongée jusqu’au 20 juillet, date à laquelle prendra fin la session de rattrapage pour la deuxième année du baccalauréat. Le ministre a assuré que son département tient à garantir le temps scolaire complet pour tous les élèves. Le ministre parle surtout de l’école publique.

Cette décision du ministre ne semble pas arranger des parents dont les enfants poursuivent leur scolarité dans les établissements privés. Ainsi, ces derniers incitent aujourd’hui, le ministère à trouver une solution de ce décalage entre l’école publique, qui a souffert de nombreux arrêts de travail en raison des multiples grèves, et du secteur privé, où la scolarité s’est poursuivie normalement durant toute l’année.

L’Union des parents d’élèves des établissements publics, estime, elle, que les écoles privées ont déjà fini les programmes, bien avant la fin de ce mois de juin. Les parents d’élèves ne doivent donc pas être pénalisés par une situation vécue dans le secteur public. Cela d’autant que pour les élèves des niveaux sanctionnés par les examens certifiants, cette rallonge de juillet n’est pas indispensable. C’est logique, mais les établissements scolaires l’attendaient déjà, celle-là. En effet, certaines écoles ont fait exprès de programmer des activités parascolaires pour pouvoir justement retarder le plus possible la date des derniers contrôles et donc la fin de l’année.

Enfin, toujours selon les parents d’élèves, certains établissements ont décidé d’exonérer leurs élèves des frais du mois de juillet. Initiative largement saluée par les parents et qu’ils souhaitent même voir se généraliser, même si cela ne résout pas le problème pour tout le monde. Et surtout pour les élèves qui, eux-mêmes, souffriraient des pressions d’ordre psychologique du fait de l’écourtement du temps des vacances d’été de cette année.