UN FQUIH ARRÊTÉ À TANGER POUR VIOL CONTRE 8 FILLES MINEURES

LES ÉCOLES CORANIQUES SONT-ELLES DEVENUES DES REPAIRES DE PÉDOPHILES ?

Jamais les écoles coraniques n’ont été aussi vilipendées et critiquées par les Marocains. Lieux d’apprentissage traditionnel, respectés voire vénérés dans le passé, ces écoles, bien qu’affichant une tendance dépassée et en déphasage avec l’enseignement moderne, continuent de prospérer dans les quartiers populaires et les douars. Dans certaines contrées lointaines et enclavées, elles constituent même le socle de l’enseignement pour la jeunesse rurale pour laquelle l’école publique est inaccessible ou encore trop chère. Ce qui s’est passé à Tanger, dans la commune Melloussa, qui dépend de la province Fahs-Anjra, a choqué d’abord les Tangérois mais aussi tous les Marocains.

Un Fquih, 49 ans, qui vient d’être arrêté par la police, aurait, en effet, abusé sexuellement de plusieurs filles mineures. Les actes d’agression sexuelle se sont étalés sur 8 ans. Ce prédateur sexuel n’est autre qu’un imam dans la mosquée du village où il exerce depuis 2008. Les parents des victimes dénoncent vigoureusement ces actes dont ils ignoraient l’existence jusqu’à ce que l’une des victimes décide de tout raconter à ses parents, ce qui a déclenché le scandale le plus retentissant dans cette petite commune tangéroise oubliée des pouvoirs publics.

«Nous n’avons su la vérité que grâce à une voisine qui a réussi à faire parler ma fille, qui lui a raconté les attouchements sexuels qui ont été faits par le Fquih. Pour nous, c’était un choc terrible, c’est inadmissible! Nous lui avons fait une visite médiale qui a attesté du viol. Il a violé ma fille, nous demandons que justice soit faite pour notre fille et pour les autres victimes», témoigne la mère de l’une des victimes.

Cette affaire sordide a suscité la colère de tous les Marocains qui appellent à condamner le Fquih aux peines les plus lourdes. Mais certains salafistes au discours fondamentaliste ont manifesté des réactions pour le moins surprenantes. Au lieu de dénoncer de tels actes et d’appeler à punir sévèrement le Fquih, ils prennent sa défense. C’est le cas, notamment, du très controversé Hassan Kettani, qui s’est fendu d’un message sur les réseaux sociaux pour dire qu’un acte de fornication est établi sur la base de 4 témoins. Or, ce sont les victimes elles-mêmes qui témoignent et rapportent les agissements diaboliques de ce montre à l’apparence humaine qui se voile derrière le discours religieux. De l’enquête policière, qui se poursuit actuellement, ont fuité quelques faits avérés selon lesquels le Fquih violeur aurait avoué ses actes. Il aurait même reconnu avoir tabassé les victimes qui refusaient de se soumettre à ses pulsions sexuelles.

Le scandale du Fquih éclate quelques jours seulement après l’horrible assassinat précédé du viol du jeune Adnane Bouchouf, 11 ans, dont la mort a bouleversé les Marocains. Un crime qui remet au goût du jour le débat sur la peine de mort.


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