Le Forum des Cadres et Experts du PJD répond à Maroc Hebdo

LA DÉCHÉANCE ÉTHIQUE

Dans notre édition hebdomadaire du 10 avril 2020, nous avons publié un article de Mustapha Sehimi sous le titre Le PJD défaillant. Le forum des cadres du PJD a réagi par ce texte que nous publions intégralement.

Dans sa dernière édition du 10-16 avril 2020 et au lieu d’exalter l’engagement et la mobilisation de toutes les forces vives de la nation durant cette période critique marquée par la lutte contre la propagation de la pandémie du Coronavirus, l’un des éditorialistes attitrés de Maroc Hebdo, Mustapha Sehimi, s’est plutôt fendu d’un article pestant la haine et le mépris à l’encontre du PJD, voire de toutes les formations politiques auxquelles a été consacré un encadré intitulé «La lutte contre le Coronavirus: les partis aux abonnés absents». De prime abord et du haut de sa tour d’ivoire, l’auteur prononce sa sentence partiale en titrant «Face à la crise du Covid- 19, le PJD défaillant» et s’impatiente de clouer le parti au pilori en ajoutant que la lecture et l’interprétation de la page qui va certainement se tourner d’ici la fin de l’année, ne peuvent qu’être pénalisantes pour ce parti.

Questions insidieuses
Faisant preuve de retenue en reconnaissant que l’après-Covid-19 n’est pas prédictible, cet éditorialiste s’est délesté de cette même précaution, scientifique et de style, en s’attaquant frontalement au PJD, soulevant à son égard des questions insidieuses et s’empressant d’y apporter des réponses toutes aussi pernicieuses que non argumentées, à commencer par assurer que rien n’est moins sûr s’agissant de la capacité du Chef du gouvernement et de son parti d’appréhender la nature et la portée des contraintes actuelles!

Allant vite en besogne, l’auteur de l’article avance ses «raisons» qui ne connaissent rien à la véritable raison: La première est que la crise sanitaire a révélé le déficit du système de santé, dû aux insuffisances des politiques publiques. Certes, nul ne peut ignorer les insuffisances et dysfonctionnements dont souffre encore le système de santé, mais force est de reconnaître que grâce aux efforts déployés, notamment en matière de renforcement des ressources financières et humaines dédiées à ce système, il a prouvé jusqu’à maintenant une réactivité et une résilience fort louables face à la pandémie du Covid-19. La deuxième raison invoquée par l’auteur est que le PJD, à la direction du gouvernement depuis plus de 8 ans, n’a pas entrepris les réformes attendues, qui étaient pourtant annoncées dans ses programmes électoraux de 2011 et 2016. La rage haineuse de l’éditorialiste, aussi constitutionnaliste qu’il est, a obnubilé sa raison «scientifique» qui dicte que le PJD, au même titre que les autres partis formant la coalition gouvernementale, est plutôt tenu d’honorer les engagements précisés dans le programme du gouvernement, ayant acquis le vote positif de la Chambre des Représentants à l’issue duquel le gouvernement a été investi.

Performance et professionnalisme
Sans pour autant renier ses promesses électorales, dont les principales ont été ardemment défendues pour figurer d’abord dans le programme gouvernemental avant d’être traduites en politiques publiques et reformes concrètes sous la direction du Chef du gouvernement. Ces mêmes politiques et réformes courageuses et salutaires avaient été paradoxalement, saluées par ce même auteur. La consolidation des équilibres macro-économiques, la réforme de la Caisse de compensation, la réduction des disparités sociales et territoriales (généralisation du Ramed, hausse du seuil des pensions de retraite, aides aux veuves et aux familles ayant sous leur tutelle des enfants aux besoins spécifiques, etc.) sont à inscrire sur ce registre et constituent à ce titre autant d’actions qui ont contribué à ce que le Maroc soit remarquablement prédisposé à affronter une crise aussi bouleversante que celle du Covid-19.

Ne se satisfaisant pas de ses précédentes basses manoeuvres, l’auteur s’enfonce davantage en eaux troubles en voulant faire opposer le PJD au Souverain par rapport à la paternité et au portage des réalisations, des chantiers et des réformes et en affirmant que le volontarisme et la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI viennent suppléer la carence et la stagnation du parti à la tête du gouvernement. A cette tentative incendiaire, le Chef du gouvernement et les ministres PJD n’avaient, n’ont et n’auront aucun mal à affirmer qu’ils travaillent sous la direction éclairée du Souverain, qui demeure, en vertu de la Constitution, le Chef de l’Etat, le garant de sa stabilité et de sa pérennité et l’arbitre suprême entre ses institutions.

Faisant preuve d’une cécité manifeste, l’auteur dénie au PJD de disposer de hauts cadres justifiant d’un parcours, d’une expérience et d’une compétence répondant aux tâches de l’Etat et qui soient à la hauteur des exigences d’une haute administration tournée vers la réforme. Il accuse même le parti de ne pas s’ouvrir réellement sur de nouvelles potentialités. De telles assertions sont démenties par la performance et le professionnalisme démontrés par les cadres et les élus du PJD, voire les nouvelles et nombreuses compétences auxquelles il a fait confiance, ayant été appelées à assumer des responsabilités publiques, aux niveaux central et territorial.

Tomber son masque
Persistant dans cette démarche négationniste, l’auteur de l’article prétend que le Chef du gouvernement n’assume pas la plénitude de ses attributions constitutionnelles et ne prend pas des initiatives réformistes, et que ce sont des ministres qui assument et portent ces réformes. Il voudrait ainsi ignorer tous les mécanismes d’impulsion des réformes, de pilotage et de coordination de l’action gouvernementale (conseil du gouvernement, commissions interministérielles, conseils d’administration d’établissements et d’entreprises publics, comités thématiques, etc.), présidés avec doigté par le Chef du gouvernement et ayant donné lieu à des réalisations indéniables, dont les plus édifiantes portent sur l’amélioration soutenue du climat des affaires sous l’impulsion des efforts déployés par le Comité National de l’Environnement des Affaires.

En cette période où l’obligation du port des masques de protection a été décrétée, l’auteur fait tomber son masque en dévoilant crûment, vers la fin de son article, les véritables raisons, foncièrement électoralistes, qui ont motivé son action et aiguisé à tort son verbe. A ses interrogations sur le bilan que ferait prévaloir le PJD durant le scrutin de 2021 et sur la nature et la portée de l’offre politique qu’il aurait à soumettre aux électeurs, l’auteur devrait prendre son mal en patience et souffrir l’attente de cette échéance démocratique et du verdict populaire qui a souvent sonné la déchéance éthique de velléités et de manoeuvres politiquement incorrectes!.


1 commentaire

  • Belhajilali

    21 Avril 2020

    Monsieur Shimi a ,déjà ,apporté une réponse cinglante à ce "forum".Ce n'est pas nouveau,mais ,éternellement, d'actualité:la vérité blesse. On a ,effectivement ,beau tenter essayer de trouver une quelconque bonne initiative ,une bonne réalisation de la part de ces gens du PJD,on n'en trouve point. Et monsieur Shimi est loin d'être le seul à constater que tout ce qui se fait pour le développement du pays,est exclusivement ,l'oeuvre de sa majesté le roi:conception des projets et directives pour leur exécution. Disons simplement pour finir;"de la haine et du mépris envers le PJD de la part du professeur,il n'y en a trace. dans ses articles.