Les forces de sécurité renforcent leur vigilance

Lutte contre le trafic de drogue

L’intensification des actions contre les trafiquants de drogue reflète la forte mobilisation des services de police contre un fléau qui se développe à une vitesse incroyable sur le territoire national.

Le moins que l’on puisse dire est que le trafic de drogue a repris une activité prospère ces derniers temps. Après une certaine accalmie constatée pendant le confinement, ce trafic semble actuellement s’envoler dans tout le Maroc. En témoigne les quantités énormes de drogue saisies aux quatre coins du Royaume. Mardi 20 octobre 2020, la police judiciaire de Guelmim a procédé à la saisie d’une tonne et demie de chira. Une quantité importante qui devait être acheminée vers les Iles Canaries et plus tard vers l’Europe. Outre la quantité de chira, la saisie a touché également des fusils de chasse, un véhicule 4x4, des armes blanches, des téléphones et des ordinateurs portables.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts intenses menés conjointement par les services de la DGSN et la DGST pour lutter contre toutes les activités criminelles et notamment le trafic international de drogue et des psychotropes. La veille, une autre opération d’envergure a eu lieu à Mohammedia dans la région de Casablanca avec la saisie d’environ 5 tonnes de chira.

Grosses saisies
L’intensification des actions contre les trafiquants de drogue reflète la forte mobilisation des services de police contre un fléau qui se développe à une vitesse incroyable sur le territoire national. Pour beaucoup, le Maroc est devenu une plaque tournante du trafic de drogue eu égard à sa position géographique stratégique entre l’Afrique et l’Europe. Mais la vigilance des autorités et des services de sécurité semble porter des coups durs aux réseaux de trafic et perturbe leurs opérations. Il faut dire que cette lutte acharnée du Maroc contre le trafic de drogue s’insère dans le cadre d’une politique internationale qui vise à étouffer les circuits de distribution pour les réseaux internationaux.

Si le cannabis est cultivé illicitement dans de nombreux pays africains, le Maroc et le Nigeria sont ceux qui ont signalé les plus grosses saisies de cannabis et de résine de cannabis de la région. En 2018, le Maroc a signalé la saisie de près de 72 tonnes de résine et de 252 tonnes de maajoun, un produit composé essentiellement de cannabis mais pouvant également contenir d’autres drogues, ainsi que des graines de pavot et d’autres éléments comestibles.

Selon l’Organe international de contrôle des stupéfiants, le Maroc s’attaque aux trafiquants de cocaïne, puisque 1,7 tonne a été saisie en 2019, soit plus qu’en Algérie. Le Maroc a également signalé la saisie de plus de 45 millions de comprimés de tramadol en 2018. Les saisies signalées donnent à penser que le trafic régional de cet opioïde de synthèse reste un problème majeur dans les pays du Sahel et du Maghreb.

En ce qui concerne le trafic d’autres drogues, le Royaume a signalé des saisies de stimulants de type amphétamine. Plus d’un million de comprimés de MDMA ont été saisis en 2019.


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