Fonds dédié à la gestion du covid-19: plus que 8 milliards dans les caisses !

Il ne reste pas beaucoup d’argent dans le Fonds dédié à la gestion du Covid-19 dont la raison d’être restera valable jusqu’à fin 2020. Les conséquences socio-économiques de la pandémie étant toujours d’actualité, il va falloir réinjecter de l’argent pour les dépenses des six prochains mois.

Ce n’est jamais trop tard tant que la transparence est le mot d’ordre! Trois mois et demi après sa création à l’initiative du Roi Mohammed VI aux débuts de l’apparition de la pandémie, le ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Benchaâboun, a fait le point le 8 juillet 2020, au Parlement, sur les recettes et les dépenses du Fonds spécial de gestion des effets du Covid-19 qu’il préside.

S’agissant des montants des fonds qui y ont été injecté, M. Benchaâboun, a déclaré, lors de la présentation du projet de loi de finances rectificative, qu’ils ont atteint plus de 33 milliards de dirhams, dont 10 milliards initiaux provenant du budget général de l’Etat, 1,5 milliard de l’Association des régions du Maroc et 21,5 milliards de contributions solidaires de la part d’institutionnels, d’entreprises privées et de citoyens.

En quoi tout cet argent a été dépensé et combien il en reste? M. Benchaâboun assure que les dépenses engagées totalisent à ce jour 25 milliards de dirhams, dont 18 milliards sont déjà payés. Les dépenses se répartissent entre 2 milliards pour l’achat d’équipements médicaux nécessaires à la gestion de la pandémie, 16 milliards pour financer les mesures de soutien décidées par le Comité de veille économique, 2 autres milliards serviront à payer l’indemnité CNSS de 2.000 DH du mois de juin (7 milliards au total pour cette aide) et enfin, 5 milliards iront à la CCG (Caisse centrale de garantie) pour appuyer les mécanismes de garantie des crédits Oxygène et Relance au profit des entreprises.

M. Benchaâboun a souligné, par ailleurs, que 900.000 salariés déclarés à la CNSS, en arrêt temporaire d’activité, ont bénéficié de l’appui du Fonds à travers l’indemnité CNSS de 2.000 dirhams, et que 5,5 millions de familles opérant dans l’informel ont bénéficié des aides de 800 à 1.200 DH par mois, dont 45% se situent en milieu rural. Au sujet de l’allégement des charges sociales, fiscales et financières des entreprises et faciliter leur accès au financement afin de soutenir leurs trésoreries et les aider à honorer leurs engagements financiers, dans le but de préserver les emplois et de renforcer leur résilience face aux conséquences de la crise, l’opérationnalisation du dispositif Damane Oxygène a profité à plus de 45.000 petites et moyennes entreprises pour un montant dépassant les 17 MMDH, rappelle le président du Fonds spécial.

Somme toute, il reste seulement 8 milliards de dirhams dans le Fonds dédié à la gestion de la pandémie du coronavirus dont la durée de vie et la raison d’être se poursuivra jusqu’à fin 2020. Les conséquences socio-économiques de la pandémie étant toujours d’actualité, il va falloir réinjecter de l’argent pour les dépenses des six prochains mois. La question qui se pose avec acuité et qui hante l’esprit des ménages du secteur informel: Va-t-on continuer à distribuer les aides à ces familles nécessiteuses et qui se comptent par millions?.


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