La 16ème rencontre digitale de la fondation Attijariwafa Bank organisée autour du nouveau modèle de développement

COMMENT SAUVER L’ÉCOLE MAROCAINE ?

En instaurant des paliers d’apprentissage tous les 2 ans, il serait possible de rectifier le tir et de sauver les enfants en difficulté scolaire.

Dans le cadre de son cycle de conférences «Échanger pour mieux comprendre», la Fondation Attijariwafa bank a tenu récemment une rencontre sur le thème «Nouveau modèle de développement: la renaissance éducative, mythe ou réalisme?»

Cette 16e rencontre digitale a réuni plusieurs intervenants, à savoir Rita El Kadiri, actrice associative et spécialiste en éducation et Youssef Saadani, directeur des Études économiques à la CDG, tous deux membres de la Commission Spéciale sur le Modèle de Développement (CSMD), ainsi que Abderrahmane Lahlou, directeur Fondateur du Centre de Formation et Perfectionnement des Enseignants, Expert dans l’Éducation et la Formation. En ouverture, les deux membres de la CSMD ont détaillé la méthodologie adoptée pour dresser un état des lieux, une méthodologie largement basée sur la rencontre et l’interaction avec tous les acteurs du secteur de l’Éducation.

«Cela nous a permis d’établir le constat suivant: notre école publique vit une triple crise, une crise des apprentissages fondamentaux, de confiance et de vocation», résument les deux membres de la Commission. Certes, l’ouverture de l’école sur des valeurs telles que la rigueur et la réussite est importante, mais elle est d’abord un lieu des apprentissages de base; or, aujourd’hui, 70% des enfants ne savent ni lire, ni écrire à la fin du primaire. En instaurant des paliers d’apprentissage tous les 2 ans, il serait possible de rectifier le tir et de sauver les enfants en difficulté scolaire.

Plans de carrière
Les intervenants ont affirmé que pour produire les compétences qui vont porter ces changements, il va falloir investir dans la formation des enseignants, revoir leur statut et instaurer des plans de carrière pour attirer les bons profils ayant une véritable vocation. Cependant, la crise de confiance concerne non seulement l’école publique, mais aussi, l’école privée qui attire environ 15% des élèves et emploie 75.000 enseignants sans aucune formation pédagogique initiale!

«À travers cette nouvelle conférence-débat qui a suscité de nombreuses questions d’internautes auxquelles ont répondu les intervenants, la Fondation Attijariwafa bank démontre, une fois de plus, sa volonté de favoriser le débat et la réflexion sur des questions qui engagent l’avenir de notre pays, en faisant appel à des experts reconnus pour leur compétence et leur engagement», conclut le communiqué.