La Fondation Al Mada rend hommage à Nour-Eddine Saïl

Pionnier du développement de l’industrie cinématographique au Maroc, Nour-Eddine Saïl a su imposer son empreinte sur la création cinématographique au Maroc par une connaissance profonde du secteur en question et une vision bien ancrée de ce que devrait être le cinéma dans notre pays.

La Fondation Al Mada– Villa des Arts de Rabat organise, le mardi 14 décembre 2021, un hommage à l’incontournable figure de l’audiovisuel, du cinéma et de la critique, Nour-Eddine Saïl, avec la participation des discutants Asmae El Alaoui, Mohamed Souiba et Hassan Raïss. «C’est un 15 décembre qu’un grand personnage de la scène audiovisuelle marocaine nous a quittés.

Pionnier du développement de l’industrie cinématographique au Maroc et par extension de tout le cinéma Africain, il a su imposer son empreinte sur la création cinématographique au Maroc par une connaissance profonde du secteur en question et une vision bien ancrée de ce que devrait être le cinéma dans notre pays. Il s’agit bien de feu Nour-Eddine Saïl, spécialiste de philosophie, homme de culture et surtout un grand passionné du cinéma», déclare la Fondation dans un communiqué.

Après des études de philosophie, Nour-Eddine Saïl enseigna un temps après la fin de ses études en 1968, il partit ensuite en 1970 au Liban assister les réfugiés palestiniens sous la bannière de l’ONU. En 1973, la fédération nationale des ciné-clubs du Maroc vit le jour grâce à son initiative avec d’autres amis. Grâce à son combat, les Marocains découvrirent une panoplie de styles cinématographiques variant du cinéma classique au cinéma soviétique et découlant sur l’industrie cinématographique américaine.

Une belle carrière
Initiateur du festival de Khouribga en 1977, il est surtout connu durant cette période par son émission radio «Écran noir» à travers laquelle il excelle et assoit par la même occasion les bases de la critique de cinéma. Une critique qui permit à nombre de cinéastes en herbe d’aimer le métier de cinéaste et de prendre leur envol. De poste de responsabilité à un autre, il clôtura sa belle carrière au Centre cinématographique marocain (CCM).

La trace de «Monsieur cinéma», comme les Marocains aimaient à le surnommer, restera gravée à jamais dans la mémoire du Maroc comme un homme qui a su, à lui seul, par la force de caractère et la maîtrise de son métier hisser le cinéma marocain au plus haut niveau et le faire connaître de par le monde.