Le FMI confiant pour l'économie marocaine

Croissance

Avec un taux de croissance prévu estimé à 5,7%, l’institution de Brettons Woods voit le Royaume bien s’en sortir économiquement au cours de cette année 2021.

Le Fonds monétaire international (FMI) vient de publier, ce 12 octobre 2021, un rapport sur ses “perspectives” pour l’économie mondiale pour cette année 2021. Et on ne manque bien sûr pas d’y trouver le Maroc, au même titre que le reste des pays du monde. Certes, pas dans le menu détail, en ce sens qu’il s’agit d’un rapport analytique global consistant essentiellement en des chiffres.

Mais ceux-ci n’en demeurent pas moins intéressant à plus d’un titre. Principal chiffre auquel on peut bien sûr s’intéresser: celui de la croissance. Celle-ci devrait être, à en croire le FMI, de 5,7%. Soit, au dixième près, le taux qu’avait donné le 30 septembre 2021, dans son arrêté des comptes nationaux, le Haut-Commissariat au plan (HCP), et qui avait été de 5,8%. Ce qui, en conséquence, devrait permettre de rattraper un peu la décroissance enregistrée, en raison de la pandémie de Covid-19, en 2020, marquée à -6,3% selon le FMI et, même, selon les autorités marocaines, à -7,1%.

Légère amélioration du taux de chômage
Mais ce n’est sans doute, et cela le wali de Bank Al-Maghrib (BAM), Abdellatif Jouahri, en avait d’ailleurs au cours de son passage du 24 novembre 2021 à la Chambre des représentants, qu’en 2023 que la relance serait complètement assurée. À cet égard, le FMI table aussi sur une croissance de 3,1% en 2022.

Parmi les autres chiffres qu’on trouve dans le rapport du fonds, le taux d’inflation, évaluée à 0,6% en 2020 et qui devrait respectivement atteindre, en 2021 et 2022, 1,4% et 1,2%, tandis que la balance courante, dont le déficit n’avait été que de -1,5% en 2021 (en partie à cause de la baisse des échanges commerciaux avec l’étranger et la baisse poursuivie de la facture énergétique), devrait se creuser à -3,1% en 2021 et -3,3% en 2022.

Enfin, le FMI voit une légère amélioration du taux de chômage, qui, à ses yeux, devrait passer de 12% en 2021 à 11,5% en 2022. Mais l’on reste, toutefois, encore loin du taux à un seul chiffre d’avant la Covid-19.

Si on compare en tout au reste des pays de la zone MENA (Moyen-Orient/Afrique du Nord), il n’y a, à vrai dire, qu’Israël qui fait mieux, avec 7,1% de croissance prévue par le FMI. Et on peut même espérer qu’avec la politique des grands chantiers que le nouveau gouvernement, mené par le président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, compte mener, on obtienne un taux encore plus positif en 2022, de sorte à rester dans la moyenne de 5% capable d’assurer une véritable émergence à l’économie marocaine. Présentant, le 11 octobre 2021, son programme gouvernemental, M. Akhannouch s’est en tout cas engagé à faire le nécessaire pour ce faire.