LA FIN DE LA PROPAGATION DU VIRUS N’EST PAS POUR DEMAIN

Le secrétaire général de l’ONU appelle à “un leadership responsable” pour lutter contre le COVID-19

En attendant qu’un vaccin soit disponible et accessible à tous, d’autres facteurs sont à prendre en considération en plus de la distanciation physique.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé, mardi 29 septembre 2020, à «un leadership responsable» face à la pandémie de Covid-19, dans un message diffusé à l’occasion du cap dépassé du million de morts sur la planète provoquées par le virus.

«Notre monde vient de franchir un palier tragique» et «ce chiffre est étourdissant », souligne-t-il. «Nous n’entrevoyons toujours pas la fin de la propagation du virus, de la perte d’emplois, de la perturbation de l’éducation et des bouleversements dans nos vies», mais «nous pouvons surmonter ce défi», affirme le chef de l’ONU. «Nous devons apprendre de nos erreurs. Un leadership responsable compte. La science compte. La coopération compte. Et la désinformation tue», met-il en garde.

«Maintenons la distanciation physique. Portons un masque. Lavons-nous les mains», exhorte aussi Antonio Guterres, alors que dans plusieurs pays la colère monte contre ces mesures accusées de limiter la liberté individuelle. Certes, la distanciation physique reste l’une des mesures de précaution contre la covid-19, néanmoins, il n’est pas clair à quelle distance et pendant combien de temps la contamination est sûre dans différents contextes. Une étude publiée, en août dernier, dans la revue médicale BMJ remet en question les règles stipulant une seule distance physique pour réduire la transmission du coronavirus.

Eviter la contamination
Les règles qui stipulent une distance physique spécifique (1 ou 2 mètres) sont basées sur une notion «obsolète et dichotomique de la taille des gouttelettes respiratoires», estiment les auteurs de l’étude. Ainsi, disent-ils, par exemple, «dans un endroit bien ventilé, avec une densité de population élevée, le risque de contamination est faible si les personnes présentes portent un masque, parlent doucement et restent sur les lieux peu longtemps».

Certes, ces niveaux de risque de contamination restent relatifs, selon les chercheurs, en particulier en ce qui concerne les seuils de temps et d’occupation. Ils n’incluent pas de facteurs supplémentaires tels que la vulnérabilité des individus à l’infection, la charge virale, la circulation de l’air... L’humidité peut également être importante, relève l’étude.

La distanciation physique ne devrait être considérée, selon les auteurs de cette étude, que comme une partie d’une approche de santé publique plus large pour contenir la pandémie de Covid-19.


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