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FIFM 2022 : Cinéma et engagement politique, féminisme et avenir du 7e art au menu des débats (vidéo)


Conférence de presse du jury du FIFM 2022/Photo : Mehdi Moussahim


Cinéma et engagement politique, avenir des salles obscures face à la montée des plateformes de streaming, ou encore le rôle “féministe” des femmes cinéastes. Des sujets de fond parmi tant d’autres qui ont été au centre de la conférence de presse du jury de la compétition officielle du 19eme Festival international du film de Marrakech (FIFM), tenue ce samedi 12 novembre au Palais des Congrès. 

Interrogé sur les prises de positions de certaines stars hollywoodiennes vis-à-vis de la guerre en Ukraine, le président du jury, Paolo Sorrentino, a estimé que les acteurs et les réalisateurs doivent garder leurs distances des conflits qui alimentent l’actualité. “Si on était journalistes, là on aurait l’obligation de le faire. Un réalisateur doit attendre qu’un événement historique se termine avant de le traiter, afin qu’il ait assez de recul”, assène le grand réalisateur italien. 


Une position que l’autre membre du jury, la réalisatrice libanaise Nadine Labake, ne partage pas. “En tant qu’artistes, nous avons une mission, une responsabilité de parler de la souffrance des gens, et de générer de l'empathie en humanisant certains sujets”, a-t-elle indiqué lors de la conférence de presse. Et d’ajouter que “nous sommes de plus en plus  à cause du politiquement correct, et c'est un grand débat qu’il faut ouvrir”. 

De son côté, la réalisatrice marocaine Laïla Marrakchi a évoqué son combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes. “J’ai grandi au Maroc où les modèles de femmes cinéastes comme Farida Benlyazid, étaient très rares”, a-t-elle souligné, assurant qu’elle assume totalement son féminisme. 

 

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