Feux de forêts: La banque mondiale déconstruit les théories complotistes du régime algérien contre le Maroc

Le dernier rapport de suivi de la situation économique de l’Algérie, réalisé par la Banque mondiale, démolit totalement les théories complotistes du régime algérien. Rappelons que ce dernier impute régulièrement le déclenchement des feux de forêt à des groupes politiques de l’opposition algérienne, soutenue et financée par des puissances étrangères ou des pays considérés comme hostiles au pouvoir algérien, dont le Maroc.

Cette théorie «complotiste» a été battue en brèche par l’expertise présentée par le dernier rapport de la Banque mondiale, qui a décortiqué et profondément décrypté l’extrême fragilité de l’Algérie face aux risques très élevés de déclenchement des catastrophes naturelles en général et des feux de forêt en particulier.

Dans ce sens, plus de 99% des zones boisées d’Algérie sont confrontées à un risque d’incendie moyen ou élevé. Le nombre de départs de feu augmente depuis 2010 et la période de surveillance et de mobilisation des services de lutte contre les incendies de forêt a été allongée depuis les incendies de 2016 et 2021. Les pertes annuelles sont estimées entre 15 et 19 millions dollars. En 2020, l’indemnisation versée aux victimes s’élevait à environ 6 millions de dollars, a indiqué le même rapport d’après lequel «l’Algérie est également exposée à de nombreux autres risques climatiques».

Le rapport de la Banque mondiale explique ces risques par des considérations purement climatiques ou socio-économiques liées essentiellement à la mauvaise gestion du pays sur le plan de l’aménagement du territoire et de la protection de l’environnement. Selon le même document, les périodes récurrentes de sécheresse intense qui ont commencé en 1977 constituent une menace pour les ressources hydriques déjà rares du pays.

Dans ce rapport qui a soulevé l’ire du régime algérien pour la simple raison qu’il déconstruit totalement ses mensonges et sa propagande contre le Maroc pour passer sous silence ses torts dans la mauvaise gouvernance du pays, la Banque mondiale relève que les zones urbaines sont particulièrement exposées aux catastrophes naturelles.

Selon le même rapport, 86% de la population vivaient en 2008 dans les villes et la population urbaine devrait doubler d’ici 2030, alors que neuf Algériens sur dix vivent dans les régions côtières du Nord, qui ne représentent que 12,6% du territoire national.

A.A