22ème édition du Festival national du Film de Tanger : Deux films de Abderrahmane Tazi à l’honneur

Au centre culturel Ahmed Boukmakh, à Tanger, vendredi soir 16 septembre 2022, le ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Mohamed Mehdi Bensaïd, a présidé la cérémonie d’ouverture de la 22ème édition du Festival national du film de Tanger, qui se tient jusqu’au 24 septembre 2022. Cette édition inédite marque le grand retour du Festival après une absence de deux ans due à l’épidémie du Covid-19. Dans son allocution d’ouverture de cette manifestation de grande envergure, M. Bensaïd a exprimé son immense joie de voir cet évènement culturel de haut vol atteindre une dimension qui va au-delà des frontières nationales. M. Bensaïd a saisi cette occasion pour réitérer la position inébranlable du son département, qui «consacre des efforts importants pour développer et épanouir l’industrie cinématographique marocaine, à travers la création d’une économie culturelle capable de concurrencer les productions continentales voire mondiales».

Un public de cinéphiles, de réalisateurs et de producteurs a assisté lors de cette cérémonie à la projection spéciale de deux films, un court-métrage et un long-métrage de l’un des pionniers et vétérans du cinéma marocain, Abderrahmane Tazi. Il s’agit en l’occurrence de «Le Voleur d’images (sorti en 1995) et «Le Grand voyage» (1981), qui a été restauré sous le nouveau format digital par les équipes du Centre cinématographique marocain (CCM). C’était aussi l’occasion de lui rendre hommage.

Les deux films, deux grands classiques du cinéma marocain, ont été largement applaudis par un public passionné. Le court-métrage est d’une durée de treize minutes. Il remonte dans le temps pour miroiter les souvenirs d’un cinéphile dès sa tendre enfance. Abderrahmane Tazi a révélé le rapport qu’entretenaient les enfants avec les salles du cinéma. En effet, «Le Voleur d’images» avait été spécialement réalisé pour fêter le centenaire du cinéma. Il a été interprété par des vedettes du grand écran marocain, notamment Mohamed Afifi, Mostafa Mounir et Abdellah Toukouna.

«Le Grand voyage», quant à lui, a emmené le public dans un voyage fascinant du sud au nord du Maroc sur les traces d’un jeune routier. Des rencontres parsèment son chemin jusqu’à son arrivée à Tanger. Le scénario de ce film est l’œuvre de feu Noureddine Sail, et il interprété par plusieurs figures emblématiques du champ cinématographique marocain, dont Ali Hassan et Nada Atbib.

Le septième art a connu un moment grandiose avec la projection de ces deux films à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de la 22ème édition. Une édition qui réunit les grands noms du cinéma marocain.

Pour Khalid Saïdi, directeur du Centre Cinématographique Marocain (CCM) par intérim, cette 22ème édition du Festival se démarque par la programmation de plusieurs longs métrages, courts métrages et documentaires ayant été produits au cours des trois dernières années. Une production cinématographique riche, diversifiée et impressionnante en nombre, une exception marocaine en pleine crise sanitaire.

En effet, cette 22ème édition se distingue par le nombre important des films qui seront projetés. Au total, 105 films produits depuis la dernière édition du festival en 2020, dont 28 longs métrages, 50 courts métrages et 27 documentaires sont programmés.