Fermeture du gazoduc Maghreb-Europe: Les calculs algériens tombent à l’eau

L’alternative au gazoduc Maghreb-Europe s’avère un fiasco. Le gazoduc Medgaz a enregistré cette semaine des perturbations en livraisons de gaz algérien aux Espagnols. En voulant désespérément attaquer la sécurité énergétique du Maroc, l’Algérie s’est tirée une balle dans le pieds et a mis en otage l’économie du voisin ibérique, à l’approche d’un hiver qui s’annonce très froid.

Maigre consolation pour un régime algérien aux abois. Ses tentatives de déstabilisation du Royaume du Maroc, en voulant s’attaquer à sa sécurité énergétique n’ont pas abouti. En arrêtant le gazoduc Maghreb-Europe (GME) qui alimentait le Maroc en gaz algérien, le voisin de l’Est attendait une certaine paralysie de l’approvisionnement en électricité du pays, surtout à l’approche d’une saison hivernale où les besoins énergétiques augmentent considérablement.

C’est ne pas connaître la spécificité de la carte énergétique du Royaume qui, depuis 2009, a lancé une stratégie visionnaire où le développement des énergies renouvelables occupe une part importante. Le gaz naturel n’occupe aujourd’hui qu’un dixième du mix énergétique du pays, soit près de la moitié de la part des énergies renouvelables. Un mois après la suspension des approvisionnements en gaz algérien, aucune perturbation majeure n’a été enregistrée au Maroc.

Fausse solution
Des pseudo-analystes algériens prédisaient une crise majeure au Maroc et des difficultés à trouver des solutions alternatives. Il n’est est rien. Mieux, le Maroc a signé un contrat stratégique avec l’explorateur gazier britannique Sound Energy visant son gisement de gaz naturel à Tendrara, dans l’est du Royaume. Un contrat qui exploitera la partie marocaine du gazoduc GME. Pire, la décision hasardeuse du régime algérien le met actuellement dans de sales draps. L’alternative au GME, le gazoduc Medgaz, s’avère une fausse solution. En début de semaine, l’Espagne a enregistré d’importantes perturbations en approvisionnements du gaz algérien à travers ce gazoduc.

Une première entre ces deux pays liés par un partenariat énergétique de longue date et qui est aujourd’hui compromis à cause de l’entêtement des généraux algériens. Le gazoduc Medgaz a cessé de livrer du gaz au voisin ibérique pour 5 longues heures. Ce que les Espagnols redoutaient arriva, les poussant, dans les coulisses, à prévoir sérieusement de revoir leur partenariat avec les Algériens, même si le gouvernement de Pedro Sanchez a rassuré cette semaine quant à la fiabilité du gazoduc Medgaz.

Des observateurs sont allés jusqu’à dire que certain milieux algériens regrettent la décision de couper le gazoduc Maghreb-Europe. Surtout que les Espagnols font pression sur Alger pour trouver une solution plus viable, l’économie ibérique étant mise à rude épreuve. En parallèle, face à un régime algérien en déclin inexorable, le Maroc se développe à grande vitesse. Le pays redessine la carte géopolitique et énergétique de la région et se positionne d’ores et déjà parmi les principaux futurs exportateurs d’énergie verte. Ce feuilleton du gazoduc algérien, qui ne fait que commencer, en est le meilleur exemple.