Les FAR sécurisent Guergarate contre les incursions des milices du "polisario"

LA RIPOSTE MAROCAINE

De provocation en provocation. La riposte est largement justifiée en ce sens qu’elle rétablit la paix dans cette zone tampon de Guergarate et rappelle à Alger que la retenue de la diplomatie marocaine n’est pas synonyme d’impuissance ou de faiblesse.

La retenue, la sérénité et le calme du Maroc face aux provocations inacceptables et répétitives du Polisario dans la zone tampon de Guergarate, au Sahara marocain, ont des limites. Après avoir longtemps ignoré le charivari d’Alger et de ses milices séparatistes qui multiplient les appels à la guerre et menacent de rompre cessez-le-feu dans la zone tampon de Guergarate tout en bloquant les flux des biens et des personnes, la riposte du Maroc a été à la hauteur de la provocation.

D’abord, par la voie de la diplomatie. «Le Maroc a décidé d’agir, dans le respect de ses attributions, en vertu de ses devoirs et en parfaite conformité avec la légalité internationale. Le Royaume n’a eu d’autre choix que d’assumer ses responsabilités afin de mettre un terme à la situation de blocage générée par ces agissements et restaurer la libre circulation civile et commerciale», a indiqué, vendredi 13 novembre 2020, le ministère des Affaires étrangères, de la coopération et des Marocains résidant à l’étranger.

Escalade et chantage
Ensuite, c’est l’Etat Major général des Forces Armées Royales qui, dans un autre communiqué, explique que «suite au blocage par une soixantaine de personnes, encadrées par des miliciens armés du Polisario, de l’axe routier traversant la zone tampon de Guergarate reliant le Royaume du Maroc et la République Islamique de Mauritanie, et l’interdiction du droit de passage, les FAR procèdent à la mise en place d’un cordon de sécurité en vue de sécuriser le flux des biens et des personnes à travers cet axe.

Cette opération non offensive et sans aucune intention belliqueuse se déroule selon des règles d’engagement claires, prescrivant d’éviter tout contact avec des personnes civiles et de ne recourir à l’usage des armes qu’en cas de légitime défense». Petit rappel historique, cette zone tampon est censée être démilitarisée selon l’accord de cessez-le-feu signé en 1991 entre le Maroc et le Polisario.

Sauf que les innombrables fiascos diplomatiques et scandales du pouvoir algérien, en complicité avec les dirigeants du Polisario, dont la répression de la contestation populaire et les détournements des aides humanitaires destinées aux camps de Tinfouf, ont réduit leur marge de manoeuvre et incité à adopter l’ultime forme d’escalade et de chantage: bloquer le passage de Guergarate. Ce passage est stratégique notamment pour les flux de marchandises entre le Maroc et la Mauritanie. Une provocation qui n’a pas laissé indifférentes plusieurs capitales internationales, dont Paris, et le Secrétaire général des Nations-Unies, qui ont appelé à mettre fin à cette forme de banditisme.

Dans son rapport de novembre 2020, d’ailleurs, M. Guterres a épinglé avec fermeté les violations sécuritaires récurrentes du Polisario dans cette zone. M. Guterres l’a appelé à trois reprises à ne pas l’obstruer. Alger et les milices polisariennes à sa botte ont fait fi de tous de toutes les condamnations du secrétaire général de l’ONU et les appels à la retenue du Maroc et ont, ainsi, poursuivi leurs provocations.

Après l’intervention des FAR à Guergarate, les milices du Polisario ont fui illico la zone et mis le feu aux tentes qu’ils avaient installées. La riposte marocaine est donc largement justifiée en ce sens qu’elle rétablit la paix dans cette zone tampon et rappelle à Alger que la retenue n’est pas synonyme d’impuissance ou de faiblesse.


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