Portrait de la directrice des archives Royales du Maroc

Profil: Le fabuleux parcours de Bahija Simou


Son nom est connu du grand public depuis le 21 février 2023. Ce jour-là, Bahija Simou lâche un pavé dans la marre: elle déclare, lors du Forum de la MAP, que les documents historiques confirment la marocanité du Sahara orientale, cet immense territoire annexé par la France coloniale et actuellement sous le contrôle de l’Algérie. Le témoignage est repris par de nombreux médias, notamment Maroc Hebdo dont la couverture sur le même sujet a provoqué une vague de réactions au plus haut sommet de la junte d’Alger.

Et pour cause, le statut de la personnalité qui l’a émis. Bahija Simou est en effet la directrice des archives royales du Maroc, une prestigieuse fonction officielle qu’elle occupe avec brio depuis 2008, succédant à feu Abdelouahab Benmansour. “C’est la personne idéale pour ce poste. En plus d’être une des plus grands spécialistes de l’Histoire militaire du Maroc, elle est d’un sérieux et d’une clairvoyance impressionnantes ce qui a permis de révolutionner les archives”, nous confie un de ses proches.


Mais pour y arriver, Bahija Simou a dû batailler. Née en 1958 Aït Aâtab, un village du Moyen-Atlas (province d’Azilal), elle décroche une licence en Histoire de la faculté des Lettres et des Sciences humaines de Fès. Animée par la soif de savoir que sa famille lui connaît bien, elle enchaîne avec un DEA de l’Université Franche-Comté Besançon et un doctorat d’Etat en Histoire à la Sorbonne en 2008 sur les réformes militaires au Maroc de 1844 à 1912, ainsi qu’un autre doctorat d’Etat en Histoire à l’Université Mohammed V de Rabat. Mariée et mère d’une fille, elle enseigne l’Histoire contemporaine à Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Mohammedia de 1987 à 1996 et à l’Université de Rabat depuis 2002.

Discrète mais bosseuse, Bahija Simou compte à son actif plusieurs ouvrages et elle a été membre de plusieurs institutions. Un parcours qui lui a valu d’être décorée du Wissam Al Arch d’ordre d’officier en 2014, et des insignes d’officier de la Légion d’honneur française en 2017 pour son travail en faveur de la mémoire nationale marocaine, qui intéresse l’ensemble de l’humanité.

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