Euro parlement : Marc Tarabella en prison suite à l’affaire Qatar Gate

Marc Tarabella, un eurodéputé socialiste belge, a été interpellé, vendredi 10 février 2023, dans le cadre de l’enquête sur des allégations de corruption au sein et autour du Parlement européen.

Selon le parquet fédéral, il devrait être auditionné par un juge d'instruction de la police fédérale ce samedi après avoir passé la nuit en prison.

La levée de l'immunité parlementaire de M. Tarabella la semaine dernière a rendu possible cette audition.

En plus de l'interpellation de Marc Tarabella, le parquet fédéral a indiqué qu'une série de perquisitions a également eu lieu ce vendredi matin. La première de ces perquisitions visait un coffre bancaire à Liège appartenant à M. Tarabella. Les bureaux de la maison communale d'Anthisnes ont également été passés au peigne fin, bien que ces perquisitions n'aient apparemment rien donné, selon les proches du député européen.

Qatar Gate

L'eurodéputé belge a été largement critiqué pour avoir fait une volte-face en passant d'une position de boycott à des déclarations beaucoup plus favorables envers l’organisation du Mondial par Qatar.

En plus de ses positions controversées sur la Coupe du monde, Marc Tarabella est également étroitement lié à Pier Antonio Panzeri, une figure clé de ce réseau de corruption présumé.

Ce dernier, qui bénéficie désormais du statut de repenti, a affirmé avoir donné entre 120.000 et 140.000 euros en liquide à M. Tarabella pour services rendus. Cet élément a conduit le Parlement européen à lever l'immunité parlementaire de M. Tarabella, une levée d'immunité pour laquelle il a voté en faveur. Les investigations sont toujours en cours et les détails pourraient émerger à mesure que l'enquête progresse.

Il est à noter que quatre personnes sont inculpées et trois d'entre elles sont en détention préventive, dans le cadre de cette enquête à savoir  l'ex-vice-présidente du Parlement européen, Eva Kaili, son compagnon, Francesco Giorgi, qui est par ailleurs l'ex-assistant parlementaire de Pier Antonio Panzeri, et ce dernier lui-même. Le quatrième, Niccolo Figa-Talamanca, membre de l'ONG "No Peace Without Justice", a quant à lui été remis en liberté.

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