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CONCLUSIONS D'UNE ÉTUDE D'ATTIJARI GLOBAL RESEARCH

CES SECTEURS QUI INSUFFLENT UNE DYNAMIQUE À L’ÉCONOMIE

A quelque chose malheur est bon. Ce n’est pas toute l’économie marocaine qui s’effondre. Certains secteurs s’en sortent bien: les télécommunications, les activités agroalimentaires, la distribution moderne et les métaux précieux.

Pointilleuse et détaillée, la dernière étude d’Attijari Global Research (AGR), filiale du groupe Attijariwafa bank, tombe à point nommé pour renseigner sur les secteurs économiques qui ne sont pas touchés par les répercussions du Covid-19. Selon cette étude, les télécommunications, les activités agroalimentaires, la distribution moderne et les métaux précieux s’en sortent plutôt bien. Les analystes d’Attijari Global Research précisent que les télécommunications bénéficieront d’une nouvelle dynamique de croissance pour deux raisons. D’une part, la forte augmentation de la Data Mobile, de plus de 50% durant la période de confinement, favoriserait le changement des habitudes de consommation au Maroc. Concrètement, la consommation moyenne par utilisateur devrait franchir un nouveau palier et le taux de pénétration de la Data devrait accélérer sa progression. D’autre part, les acteurs privés et publics évolueront vers des modèles qui reposent davantage sur la digitalisation, ce qui boosterait le développement des segments Internet haut et très haut débit.

L’agroalimentaire, qui tire lui aussi son épingle du jeu, devrait gagner en importance stratégique au terme de cette crise sanitaire pour trois raisons. Premièrement, cette activité n’accuse aucune perturbation de sa chaîne de valeur grâce à la bonne tenue de ses composantes Offre et Demande. Deuxièmement, ce secteur est un grand pourvoyeur d’emplois qui pourrait jouer un rôle actif durant cette crise. Et troisièmement, de nouvelles opportunités à l’export émergeront dans un contexte où la question de la sécurité alimentaire semble prendre le dessus au sein des grandes économies.

Fréquentation record
Quant à la distribution moderne, qui ne chôme vraiment pas, elle est devant une opportunité unique pour augmenter considérablement son taux de pénétration au sein de l’économie, soulignent les analystes AGR. Ce taux s’élèverait à à peine 17%, contre 38% en moyenne pour les pays comparables. Ce secteur a atteint des niveaux records en termes de fréquentation, favorisant ainsi le changement des habitudes de consommation des ménages. Dans la même lignée, AGR relève l’implémentation de la digitalisation à travers le lancement des services de commande en ligne et de livraison à domicile. Un nouveau créneau qui sera, à terme, créateur de valeur pour cette activité.

Pour ce qui est du secteur des métaux précieux, il se démarque car l’activation massive de la planche à billets suite aux politiques monétaires ultra accommodantes des grandes banques centrales risque de déprécier la valeur de la monnaie au profit de l’or en tant que valeur refuge. Aussi, la montée des inquiétudes quant à la solvabilité des États au terme de cette crise se reflète via l’élargissement des spread de taux. Et enfin, il y a une pression sur l’offre minière en métaux précieux en raison de la fermeture des mines polymétalliques non rentables. Une analyse qui réconforte en cette période de doutes et d’incertitude.