ÊTRE COMPÉTITIF OU PÉRIR

S’il est bien un indicateur inquiétant pour l’économie marocaine, et notamment son industrie, c’est l’évolution du commerce extérieur. Commerce extérieur marqué du sceau du déficit structurel. En effet, il ressort des statistiques de l’Office des changes que le déficit de la balance commerciale du Maroc s’aggrave d’année en année. Faute d’une accélération moindre du rythme des exportations, qui n’arrive pas à compenser la hausse des importations. Il en résulte une aggravation du déficit commercial du Maroc, qui a atteint, par exemple, en 2018, plus de 167 milliards de DH. Résultat: le Maroc ne couvre que 57,5% de ses importations par ses exportations. Le déficit commercial, qui est structurel, augmente chaque année. Et même si quelquefois les performances à l’export sont plus importantes, elles demeurent insuffisantes pour compenser le volume croissant des importations.

L’état de notre balance commerciale reflète à peu près fidèlement le profil des entreprises qui constituent le tissu entrepreneurial du Royaume. C’est ce que révèle une étude récente du Haut Commissariat au Plan (HCP). Étude qui constate que le tissu économique est dominé par les toutes petites entreprises, suivies par les PME et, en dernier lieu, par les grandes entreprises. Difficile alors pour ces petites structures d’être compétitives à l’échelle mondiale. D’ailleurs, le nombre des entreprises qui exportent régulièrement ne dépasse guère les quelque centaines: 400, disent certaines sources, beaucoup moins selon d’autres. Elles sont plus présentes dans le secteur des services, et plus spécialement dans les filières liées au tourisme et aux services aux entreprises, grâce, notamment, au développement des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Certes, le Maroc continue à réaliser de bons scores dans certains secteurs, notamment dans l’export des phosphates, de l’automobile, de l’agriculture et agroalimentaire, du textile et cuir et de l’aéronautique. Mais, en face, la facture énergétique augmente fortement, ainsi que celle des importations de produits de consommation et de produits alimentaires. Les achats de biens d’équipement et de demi-produits gonflent également les importations. Pour inverser la tendance, stabiliser le déficit commercial et entamer sa réduction, l’export des phosphates et de l’automobile, deux secteurs locomotives, doit s’accélérer. De même qu’il faut donner un nouveau souffle aux secteurs traditionnels comme le textile et l’agroalimentaire. Sans oublier d’encourager d’autres secteurs comme l’électronique, le pharmaceutique… Sur un autre plan, la réduction de la facture énergétique s’impose plus que jamais.

Quant à la maîtrise des importations de produits de consommation, elle passe davantage par la mise en place d’une politique d’encouragement de la substitution des importations par la production locale et par le renforcement des systèmes de contrôle des importations et de défense commerciale. Sans cela, le Maroc risque même de perdre les quelques avantages à l’export vers les pays africains. Exportations marquées jusqu’ici par un solde commercial positif.


1 commentaire

  • ben mhammed

    19 Décembre 2019

    français IL y a à peu près deux ans, la marque automobile Opel était mise en vente par GM pour la rondelette somme de 2 milliards de $. Ici au Maroc on n'a même pas la capacité cérébrale pour oser penser à saisir cette occasion on OR. Une entreprise cle en main (usines, brevets, marques déposées) pour une somme que certaines personnalités marocaines dilapident en quelques mois sur des futilités qui nous appauvrissent au lieu de nous enrichir .Prenez l'exemple de l'algérien Is3ad Rebrab, il s'est porte acquéreur de la marque Brand sans nécessairement connaitre les dessous de cartes de cette industrie, maintenant il est un acteur principal dans le domaine de l'électroménager. Si nos hommes d'affaires ainsi que nos notables avaient autre chose que du béton a la place de leurs cerveaux, ils auraient compris l'énorme potentiel que constituait Opel pour notre industrie automobile .Huyndai/Kia ont débuté leur saga, en faisant le montage sous licence d'un petit, vieux modèle Mitsubishi .Nous, on avait la chance d'acheter toute une marque, Prenez juste un moment et reflichissez à l'impact qu'aurait eu une telle acquisition. quel gachi! Bravo Peugeot pour l'acquisition d'Opel et bravo aux"hommes d'affaires"marocains qui courent toujours derrière le gain facile, continuez à faire des TAJZIAte sakania.

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