Reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur son Sahara: La position incompréhensible de Madrid

À quoi joue l’Espagne, premier partenaire commercial et économique du Maroc? Après des insinuations opaques, le voisin ibérique témoigne d’une position qui va à l’encontre de celle prise par l’ancien président américain Donald Trump relative à la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur son Sahara. Lors d’une une commission mixte de l’Union européenne à la Chambre des représentants espagnole, mercredi 20 janvier 2021, la ministre espagnole des Affaires étrangères, Arancha Gonzalez Laya, s’est refusée d’emblée à tout commentaire sur si l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche contribuerait à renverser la décision américaine de reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara.

Puis elle a révélé, sans ambages, les véritables intentions de son gouvernement par rapport à ce dossier: « L’Espagne insiste, quelle que soit la décision des Etats- Unis prise par le président Trump et toute mesure prise par le président Biden, sur la nécessité de reprendre le processus politique sous les auspices des Nations Unies». Une position mitigée qui a été tirée au clair par la même Arancha Gonzalez Laya, au lendemain de la prise de cette décision par Donald Trump, quand elle a déclaré que la solution de ce problème «ne dépend pas de la volonté ou de l’action unilatérale d’un pays, quelle que soit sa taille».

Pire, la cheffe de la diplomatie espagnole avait souligné que seule la prochaine administration de Joe Biden peut évaluer la situation et voir de quelle manière «elle va se positionner et travailler en vue d’une solution juste et durable qui ne dépend pas d’un alignement d’un moment sur un camp ou sur l’autre». Des déclarations incompréhensibles et qui peuvent compromettre, voire reporter une fois encore, le Sommet bilatéral Maroc-Espagne programmé pour le 15 février 2021 (initialement prévu en décembre 2020).