Espagne: Les socialistes en net recul, des élections anticipées le 23 juillet


 

Répétition générale avant les élections législatives, dont la date a été fixé par Pédro Sanchez au 23 juillet, les élections régionales et municipales en Espagne, dimanche 28 mai 223, semblent indiquer un net recul de la gauche, qui contrôlait dix régions dans le pays.


Le Parti socialiste du Premier ministre Pedro Sánchez a subi un très net revers lors des élections municipales et régionales de dimanche 28 mai, en Espagne, selon les premiers résultats officiels et les projections des médias. Le Parti populaire (PP, droite) d'Alberto Núñez Feijóo, qui avait fait de ces élections locales et régionales un référendum national sur la politique de Pedro Sánchez, a atteint son premier objectif, qui était d'être le parti recueillant le plus grand nombre de voix aux municipales.

Après dépouillement de plus de 97% des suffrages pour les municipales, le PP recueillait près de 6,9 millions de voix (31,47%) contre un peu plus de 6,1 millions au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de Pedro Sánchez (28,18%). Surtout, le PP était quasiment assuré de conquérir plusieurs régions jusqu'alors dirigées par le PSOE, en premier lieu la Communauté valencienne (est), la quatrième du pays par la population, selon la télévision publique espagnole (TVE). 

En outre, le parti socialiste était en passe de perdre la mairie de Séville, la plus grande ville d'Andalousie (sud) et un de ses bastions, au profit du PP, toujours selon TVE. Dans le même temps, le PSOE a échoué dans sa tentative de récupérer la mairie de Barcelone, la grande métropole de la Catalogne, qu'il a occupée de 1979 à 2011. Les élections de ce dimanche portaient sur la totalité des 8131 municipalités, soit 35,5 millions d'électeurs, ainsi que les assemblées de 12 des 17 régions autonomes. Quelque 18,3 millions d'électeurs étaient concernés par ce deuxième vote. Ce double scrutin était considéré comme une répétition générale avant les élections législatives, dont la date exacte n'est pas encore connue. Le nom de Pedro Sánchez ne figurait dimanche sur aucun bulletin, pas plus que celui d'Alberto Núñez Feijóo.


Premier ministre depuis 2018, Pedro Sánchez était confronté à de nombreux handicaps: l'usure du pouvoir, la reprise de l'inflation et à la forte baisse du pouvoir d'achat qui en découle. Il devait aussi faire face aux crises répétées secouant la coalition gouvernementale formée par les socialistes et le parti de gauche radicale Podemos. Selon les premiers résultats de différentes régions, Podemos semble également en très net recul. Pedro Sánchez avait fait campagne sur le bilan de son gouvernement, principalement dans le domaine économique.

Il était d'autant plus sous pression que son parti avait beaucoup à perdre, puisque sur les 12 régions qui renouvelaient leur assemblée dimanche, les socialistes en dirigeaient dix (en incluant une région dirigée par un parti régionaliste auquel ils sont alliés). Pour sa part, le PP contrôlait les deux autres régions, dont celle de Madrid, et était assuré de les conserver. Dans la capitale, la très droitière présidente de la région, Isabel Díaz Ayuso (PP), semblait même en mesure de remporter la majorité absolue des sièges.

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